YAOUNDÉ : UN EMPLOYÉ FOUETTÉ COMME À L’ÉPOQUE DE L’ESCLAVAGE À SINO MARKET, L’INDIGNATION EST TOTALE !

Une scène d’une rare violence, choquante et profondément dégradante, suscite depuis plusieurs heures une vague d’indignation au sein de l’opinion publique camerounaise. Au quartier Elig-Edz oa à Yaoundé, un jeune homme présenté comme un employé de l’entreprise Sino Market, propriété de ressortissants chinois, a été publiquement fouetté par un individu vêtu de noir, sous le regard médusé de plusieurs témoins.

Selon les informations recueillies par notre rédaction, l’homme auteur de ces violences serait un militaire affecté à la sécurité de cette entreprise. Des témoignages concordants indiquent qu’il aurait pour mission de faire régner l’ordre au sein de la société par des méthodes brutales, violentes et humiliantes. Pis encore, certaines sources affirment que des clients auraient eux aussi déjà subi des intimidations et des comportements agressifs de la part de cet individu.

Ces images et récits rappellent tristement les heures les plus sombres de l’histoire humaine, notamment l’époque de l’esclavage et des traitements inhumains infligés à des personnes considérées comme sans droits ni dignité. En 2026, dans un État de droit comme le Cameroun, il est tout simplement inadmissible qu’un travailleur puisse être battu à coups de fouet dans le cadre de son activité professionnelle. Aucun règlement intérieur, aucune relation hiérarchique et aucune mission de sécurité ne sauraient justifier une telle barbarie.

Cette affaire choque davantage au moment où le monde entier célèbre la Journée internationale du Travail, censée honorer la dignité des travailleurs, leurs droits et leur protection contre toutes formes d’abus. Pendant que des nations réfléchissent à l’amélioration des conditions de travail, certains employés continuent malheureusement d’être traités avec mépris, violence et humiliation.

Face à cette situation extrêmement grave, nous condamnons avec la dernière énergie ces actes barbares et appelons les pouvoirs publics camerounais à ouvrir sans délai une enquête sérieuse afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Les responsabilités doivent être établies et les auteurs de ces violences traduits devant la justice conformément aux lois de la République.

Le Cameroun ne peut tolérer que des pratiques assimilables à des sévices corporels et à des traitements dégradants deviennent une norme dans certaines entreprises. La dignité humaine est sacrée et doit être protégée sans distinction.

Claude Stéphane NGUE

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