Visite Papale : CAMTEL met à nu les mensonges de Charles Ndongo

Un incident technique devenu affaire d’État. La coupure du signal survenue en plein discours du Pape Léon XIV au Palais de l’Unité ne cesse de révéler des contradictions troublantes entre les versions officielles, exposant au grand jour des défaillances bien au-delà de la simple technique.

La bataille des responsabilités autour de cet incident prend une tournure de plus en plus embarrassante pour les médias publics camerounais. Après la sortie du Directeur général de la Cameroon Radio Television, Charles Ndongo, qui imputait sans détour la panne à une prétendue rupture de la fibre optique et à une mauvaise connexion internet, la réplique de CAMTEL, portée par sa Directrice générale Judith Yah Sunday, vient sérieusement fissurer cette version.

Dans un communiqué ferme, CAMTEL démonte point par point les accusations portées contre son infrastructure, affirmant qu’aucune panne, aucune rupture de fibre ni instabilité réseau n’ont été enregistrées au moment des faits. L’entreprise évoque des données techniques formelles issues de ses équipes sur le terrain, excluant toute défaillance. Une sortie qui sonne comme un désaveu cinglant de la communication précipitée de la CRTV, accusée implicitement d’avoir cherché un bouc émissaire sans vérification préalable.

Mais le cœur de la controverse réside dans les choix techniques opérés par la CRTV elle-même. CAMTEL révèle que la télévision nationale n’a pas utilisé son réseau comme canal principal de diffusion, privilégiant un dispositif satellitaire « Fly Away » à l’Aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, puis un système TVU basé sur les données mobiles d’opérateurs tiers au Palais de l’Unité. En clair, le signal incriminé ne transitait même pas par la fibre optique aujourd’hui pointée du doigt, soulevant de sérieuses interrogations sur la gestion technique d’un événement d’une telle portée.

Au-delà de l’incident, cette séquence met en lumière un malaise plus profond dans la gestion de l’information publique au Cameroun. Entre communication hasardeuse, absence apparente de coordination et empressement à désigner des responsables, c’est la crédibilité même des institutions médiatiques qui vacille. En appelant à un audit technique conjoint, CAMTEL tente de ramener le débat sur le terrain des faits, laissant en suspens une question essentielle : la vérité primera-t-elle enfin sur les réflexes de justification ?

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