Incompétence : Luc Messi Atangana, entre roublardise et esbroufe

Les titres ronflants, les galons d’« administrateur civil hors échelle », les rappels incessants à son statut… qu’il balance en longueur de journée à qui veut l’entendre tout cela sonne creux face à la réalité quotidienne que subissent les habitants de Yaoundé.

À quoi sert son rang si la ville étouffe sous des montagnes d’ordures ? À quoi bon toutes les distinctions administratives qu’il brandit pourtant les poubelles débordent dans les quartiers, dégageant des odeurs pestilentielles et exposant les populations à des risques sanitaires permanents ?

Votre « hors échelle » ne débouche aucune rigole, ne nettoie aucun caniveau, ne répare aucune route. Pendant qu’il parle de prestige, les eaux stagnantes envahissent les habitations à la moindre pluie, conséquence directe des caniveaux obstrués et d’une gestion urbaine défaillante.

Dans plusieurs quartiers, l’obscurité règne dès la tombée de la nuit. L’absence d’éclairage public transforme les rues en zones d’insécurité où agressions et vols deviennent monnaie courante. Là encore, votre grade ne rassure personne, il n’éclaire aucune rue, il ne protège aucun citoyen.

Et que dire du désordre urbain ? Occupation anarchique de l’espace public, marchés sauvages, voiries dégradées, embouteillages interminables… Yaoundé donne l’image d’une ville abandonnée à elle-même, loin de toute vision moderne et structurée.

Monsieur le Maire, les populations n’attendent pas un curriculum vitae, elles attendent des résultats. Elles n’ont que faire de vos titres si leur quotidien reste marqué par l’insalubrité, les inondations et l’insécurité.

Un maire ne se mesure pas à ses grades, mais à sa capacité à transformer la vie de ses administrés. Et aujourd’hui, le constat est implacable : Yaoundé a besoin d’actions concrètes, pas de déclarations d’orgueil.

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