La Commission de Recours de la Fédération Camerounaise de Football a rendu, le 23 avril 2026, une décision très attendue dans l’affaire opposant la Colombe Sportive du Dja et Lobo à l’instance faîtière du football camerounais. Saisie à la suite d’un appel introduit contre une sanction disciplinaire antérieure, la juridiction interne a tranché en adoptant une position nuancée : elle valide une partie des griefs, tout en allégeant certaines sanctions.
Une procédure d’appel jugée recevable et fondée en partie
Dans sa décision, la Commission commence par reconnaître la recevabilité de l’appel introduit par le club du Sud, estimant que celui-ci a été formé dans les délais et conformément aux règles en vigueur. Sur le fond, les juges considèrent que les arguments avancés par la Colombe Sportive du Dja et Lobo présentent une pertinence partielle, ce qui justifie une réévaluation des sanctions initialement infligées par la Commission Fédérale d’Homologation et de Discipline.
Cette position traduit une volonté d’équilibre : d’un côté, ne pas annuler totalement la décision précédente, et de l’autre, corriger ce qui est jugé excessif ou inadapté.
Maintien de la responsabilité, mais révision des sanctions
L’un des points majeurs de la décision réside dans la confirmation de la responsabilité du club. Autrement dit, la Commission de Recours estime que les faits reprochés à la Colombe Sportive du Dja et Lobo sont bien établis et lui restent imputables. Ce volet n’a donc pas été remis en cause.
En revanche, les sanctions initiales ont fait l’objet d’un réexamen. La Commission a décidé de les modifier partiellement, traduisant ainsi une reconnaissance implicite du caractère disproportionné ou perfectible de certaines mesures disciplinaires.
Une sanction financière lourde mais un retour en compétition
Dans le détail, le club est condamné à s’acquitter d’une amende de 5 millions de francs CFA au profit de la FECAFOOT. Cette sanction financière demeure significative et marque la volonté de l’instance de maintenir une forme de rigueur disciplinaire.
Cependant, la décision la plus marquante reste la réintégration du club dans l’édition 2026 de la Coupe du Cameroun. Cette mesure constitue un tournant majeur dans le dossier, puisqu’elle permet à la Colombe Sportive du Dja et Lobo de retrouver la compétition dont elle avait été écartée à la suite de la décision initiale. Pour le club, il s’agit d’un gain important obtenu grâce à la procédure d’appel.
Des sanctions individuelles également prononcées
Au-delà du club en tant qu’entité, la Commission de Recours s’est également prononcée sur le cas de certains responsables. L’entraîneur Towa Richard écope d’une suspension ferme d’un mois, assortie d’une amende de 300 000 francs CFA.
De son côté, le nommé Edjane Doko Alain Mathieu est également sanctionné par une suspension d’un mois incompressible. Ces décisions traduisent la volonté de responsabiliser non seulement l’institution sportive, mais aussi ses acteurs directs.
Une décision qui confirme en partie le jugement initial
Malgré ces ajustements, la Commission de Recours a tenu à préciser que la décision attaquée reste valable sur tous les autres aspects non modifiés. Cela signifie que seule une partie des sanctions a été revue, tandis que le reste du dispositif disciplinaire demeure en vigueur.
Enfin, l’instance a ordonné la publication officielle de cette décision, conformément aux textes réglementaires, afin d’assurer transparence et information de l’ensemble des acteurs du football camerounais.
Une jurisprudence interne aux effets immédiats
Cette décision illustre le rôle clé de la Commission de Recours dans le système juridictionnel de la FECAFOOT. Elle confirme que les clubs disposent de voies de recours effectives leur permettant de contester des décisions disciplinaires et, le cas échéant, d’obtenir des révisions.
Pour la Colombe Sportive du Dja et Lobo, l’issue est mitigée mais globalement favorable : si la responsabilité est maintenue, la réintégration en Coupe du Cameroun constitue une victoire sportive et institutionnelle non négligeable.
Ce dénouement pourrait également faire jurisprudence dans la gestion des litiges sportifs au Cameroun, en rappelant l’importance du respect des procédures et du principe de proportionnalité dans les sanctions.

Victor Bosco Kelbakal dirige la publication de L’œil Républicain avec la rigueur qu’impose le traitement de l’actualité institutionnelle et sociale. Journaliste d’investigation reconnu pour son analyse factuelle des enjeux publics, il coordonne une ligne éditoriale centrée sur l’éthique et la transparence. Son expertise garantit une information sourcée au service du débat démocratique. Sous son impulsion, le titre s’impose comme une référence majeure de la presse écrite nationale.












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