Relance du système électrique : les centrales de Kribi et Dibamba de nouveau opérationnelles après un accord avec Globeleq

Le système électrique camerounais enregistre un regain significatif de production après la remise en service des centrales de Kribi et de Dibamba, qui injectent à nouveau plus de 200 MW dans le Réseau Interconnecté Sud (RIS). Cette évolution marque un tournant après plusieurs jours de perturbations ayant entraîné des délestages dans plusieurs localités du pays.

La suspension temporaire de la production, intervenue le 1er juin 2026, faisait suite à des difficultés financières affectant les filiales KPDC et DPDC du groupe énergétique . Le blocage des comptes bancaires du groupe avait conduit à l’arrêt des activités des deux centrales, accentuant la pression sur l’approvisionnement électrique national.

Face à cette situation, les autorités gouvernementales ont engagé une série de discussions avec les parties concernées afin de trouver une issue rapide et éviter une dégradation prolongée du service public de l’électricité. Le choix du dialogue a été privilégié comme levier de résolution de la crise, dans un contexte marqué par des enjeux élevés de continuité énergétique.

Les concertations menées entre les administrations compétentes et les acteurs du secteur ont finalement permis d’aboutir à un compromis opérationnel, ouvrant la voie à la reprise progressive des activités de production. Le redémarrage effectif des centrales de Kribi et de Dibamba constitue ainsi une réponse immédiate aux tensions observées sur le réseau.

Cette reprise permet non seulement de soulager le système électrique national, mais également de stabiliser l’alimentation en énergie de plusieurs zones urbaines et industrielles dépendantes du RIS. Elle intervient dans un contexte où la demande énergétique reste en constante augmentation, rendant toute interruption particulièrement sensible pour l’économie.

Au-delà de la résolution de la crise ponctuelle, cet épisode met en évidence l’importance de la concertation entre les acteurs publics et privés dans la gestion des infrastructures stratégiques. Il rappelle également le rôle central de la coopération institutionnelle dans la sécurisation de l’approvisionnement énergétique du pays.

Avec la remise en service des deux centrales, le réseau retrouve une capacité de production essentielle, ouvrant la voie à un retour progressif à la stabilité du système électrique national.

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