Prévention du recrutement des enfants soldats : un partenariat stratégique entre le MINJEC et le CIRPES en discussion

La lutte contre le phénomène des enfants soldats s’impose de plus en plus comme une priorité dans les politiques de protection de l’enfance et de prévention de l’extrémisme violent. Dans ce cadre, une rencontre de travail s’est tenue le 3 juin 2026 entre le Ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Mounouna Foutsou, et le Professeur Abdelkader Filali, Président-Directeur Général du Centre International de Recherche sur la Prévention des Enfants Soldats (CIRPES).

Cette séance d’échanges s’inscrit dans la volonté de renforcer les mécanismes de prévention et de réinsertion des jeunes exposés aux conflits et aux manipulations des groupes armés. Le responsable du CIRPES a dressé un tableau préoccupant de la situation mondiale, rappelant que le recrutement des enfants dans les groupes armés demeure un phénomène persistant, particulièrement dans certaines zones d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie.

Selon le Pr Filali, plusieurs facteurs expliquent la vulnérabilité des enfants face à ce fléau : la pauvreté, les conflits armés prolongés, l’exclusion sociale et l’accès limité à l’éducation. Ces éléments créent un terrain favorable à l’exploitation des mineurs par des groupes violents.

Face à cette réalité, le CIRPES entend renforcer ses actions à travers la recherche appliquée, la prévention communautaire et l’accompagnement à la réinsertion des enfants sortis des circuits armés. L’institution mise également sur l’innovation technologique, notamment l’intelligence artificielle, pour mieux anticiper les risques de recrutement et identifier les zones sensibles.

Du côté du ministère, les autorités ont salué cette initiative et les perspectives de coopération qu’elle ouvre. Le MINJEC estime que ce partenariat pourrait consolider les programmes nationaux de prévention de l’extrémisme violent, notamment le Pronec-Reamorce, tout en renforçant les actions de sensibilisation et d’éducation civique auprès des jeunes.

Une attention particulière est accordée aux zones jugées vulnérables, notamment les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où les défis sécuritaires et sociaux exposent davantage les enfants aux risques d’enrôlement.

Au terme des échanges, les deux parties ont exprimé leur volonté commune de transformer les résultats de la recherche en actions concrètes sur le terrain. L’objectif affiché est de renforcer la protection de l’enfance, de promouvoir la paix et de favoriser l’émergence d’une jeunesse mieux protégée, mieux informée et résolument tournée vers la citoyenneté et la résilience.

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