Conseil supérieur de la magistrature : Paul Biya remodèle l’instance avant une session décisive

Le président de la République a procédé, ce mardi 2 juin 2026, à une importante recomposition du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), à travers la signature de plusieurs décrets portant nomination de nouveaux membres permanents. Cette réorganisation intervient dans un contexte marqué par l’attente de la prochaine session de cette institution clé du système judiciaire camerounais.

Les nouvelles désignations traduisent une volonté d’associer à cette instance des profils issus de différents horizons de la vie publique nationale. Parmi les personnalités appelées à siéger figure Sali Dahirou, ancien ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, dont l’expérience dans la gestion de l’administration publique pourrait contribuer aux travaux du Conseil.

Le corps judiciaire est également renforcé avec l’arrivée de Claude Francis Moukouri, magistrat hors hiérarchie et ancien vice-président du Tribunal criminel spécial. Reconnu pour son parcours dans le traitement des affaires de corruption et de criminalité financière, il rejoint ainsi l’organe chargé de veiller notamment à la discipline et à la carrière des magistrats.

La représentation parlementaire se trouve, elle aussi, consolidée. Les députées Soppo Toute Marlyse et Mariam Goni, toutes deux élues sous la bannière du RDPC, font leur entrée au sein du Conseil. À leurs côtés, Rolande Ngo Issi, députée du PCRN, apporte une présence issue de l’opposition parlementaire, illustrant une diversité politique au sein de l’instance.

D’autres personnalités viennent compléter cette nouvelle configuration. Il s’agit notamment d’Albert Ekono Nna, d’Engelbert Bengono, de Mekoulou Cunégonde Christine épouse Ngotty et de Roger Sonckeng, dont les compétences viendront renforcer le fonctionnement technique et consultatif du Conseil supérieur de la magistrature.

Cette recomposition intervient à un moment stratégique. La prochaine réunion du CSM devrait examiner plusieurs dossiers majeurs concernant l’avenir du corps judiciaire, notamment l’intégration de nouvelles promotions issues de l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM), les affectations de magistrats, les promotions professionnelles ainsi que diverses procédures disciplinaires.

Avec ces nominations, le chef de l’État parachève la mise en place de l’équipe appelée à accompagner les prochaines décisions relatives à l’organisation et à la gouvernance de la justice camerounaise.

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