L’émoi est grand au sein de la communauté universitaire de Bamenda après le calvaire vécu par une jeune étudiante de 20 ans, actuellement hospitalisée dans un état jugé préoccupant. La victime, inscrite en première année au College of Technology (COTEC) de l’Université de Bamenda, aurait été victime d’une série d’actes d’une rare violence impliquant plusieurs individus.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la jeune femme, dont l’identité est préservée pour des raisons de sécurité et de dignité, a quitté son lieu de résidence à Bambili au cours du week-end dernier avant de disparaître sans laisser de traces. Elle aurait ensuite été conduite dans une habitation située dans le secteur d’Avenir, à Up Station, où elle aurait subi pendant plusieurs jours des traitements inhumains.
Des sources proches du dossier évoquent des actes de torture, l’administration de substances inconnues ainsi que des agressions sexuelles répétées commises par plusieurs personnes. Les circonstances exactes des faits restent encore à déterminer, mais les témoignages recueillis décrivent une succession de sévices particulièrement traumatisants.
L’affaire a pris une tournure décisive lorsque la victime a été ramenée au domicile familial par deux jeunes femmes. Ces dernières ont affirmé l’avoir retrouvée dans un état de confusion avancée dans le secteur de Customs Junction. Toutefois, certains éléments présentés à la famille ont rapidement soulevé des interrogations sur leur version des faits.
Au cours de leurs recherches, les proches de la victime auraient découvert sur un téléphone portable une vidéo supprimée montrant la jeune étudiante en compagnie de l’une des femmes ayant participé à son retour. Cette découverte a conduit la famille à saisir les forces de l’ordre.
Les investigations menées par la police ont déjà abouti à l’interpellation de deux suspects, dont une proche connaissance de la victime. Un autre individu présenté comme impliqué dans des activités de cybercriminalité a également été arrêté alors qu’il tentait de quitter la zone où les faits se seraient déroulés. Les autorités poursuivent activement les recherches afin d’identifier et d’appréhender d’éventuels complices.
Au-delà du drame individuel, cette affaire relance les inquiétudes sur la sécurité des étudiants dans la ville universitaire de Bamenda. Plusieurs proches de la victime soupçonnent l’existence d’un réseau organisé utilisant de jeunes femmes pour attirer des étudiantes vers des groupes criminels en échange de contreparties financières.
Pendant ce temps, la jeune étudiante demeure sous surveillance médicale. Son état psychologique et physique suscite une vive préoccupation, tandis que sa famille attend que toute la lumière soit faite sur cette affaire qui choque profondément l’opinion publique.

Victor Bosco Kelbakal dirige la publication de L’œil Républicain avec la rigueur qu’impose le traitement de l’actualité institutionnelle et sociale. Journaliste d’investigation reconnu pour son analyse factuelle des enjeux publics, il coordonne une ligne éditoriale centrée sur l’éthique et la transparence. Son expertise garantit une information sourcée au service du débat démocratique. Sous son impulsion, le titre s’impose comme une référence majeure de la presse écrite nationale.
















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