Alors que le débat autour de la taxation des téléphones mobiles continue d’alimenter les discussions au Cameroun, les autorités douanières apportent des précisions sur le mécanisme de dédouanement des terminaux importés. Le dispositif repose désormais sur une classification des appareils en huit catégories distinctes, chacune associée à une valeur de référence servant de base au calcul des droits et taxes.
Selon les informations communiquées, le taux global appliqué au dédouanement des téléphones est fixé à 33,33 % de la valeur retenue par l’administration des Douanes. Cette valeur ne correspond toutefois ni au prix d’achat du téléphone ni à sa valeur marchande réelle, mais plutôt à une estimation administrative déterminée en fonction du type d’appareil.
Ainsi, les téléphones de première catégorie sont évalués à 5 000 FCFA, ce qui entraîne des frais de douane d’environ 1 670 FCFA par appareil. À l’autre extrémité de l’échelle, les terminaux classés dans la huitième catégorie sont estimés à 400 000 FCFA et supportent des droits pouvant atteindre environ 135 000 FCFA.
Entre ces deux extrêmes, plusieurs niveaux intermédiaires ont été définis :
10 000 FCFA pour la deuxième catégorie ;
20 000 FCFA pour la troisième ;
25 000 FCFA pour la quatrième ;
50 000 FCFA pour la cinquième ;
100 000 FCFA pour la sixième ;
200 000 FCFA pour la septième catégorie.
Les taxes sont ensuite calculées proportionnellement à ces montants de référence.
Les autorités précisent également que ces valeurs ont été revues à la baisse afin d’alléger la charge financière des consommateurs. D’après les explications fournies, la réduction opérée varierait entre quatre et sept fois les anciennes estimations, dans le but de mieux prendre en compte le pouvoir d’achat des populations.
Dans ce contexte, les consommateurs sont appelés à davantage de vigilance lors de l’achat d’un téléphone portable. Avant toute acquisition, il est recommandé de vérifier la situation douanière du terminal via la plateforme officielle mpie.camcis.cm.
La procédure consiste à renseigner le numéro IMEI du téléphone dans l’espace prévu à cet effet, puis à lancer la vérification afin de s’assurer que l’appareil est régulièrement enregistré auprès des services compétents.
Cette mesure intervient dans un climat marqué par les préoccupations liées au contrôle des terminaux mobiles et à la régularisation des appareils circulant sur le territoire national.

Victor Bosco Kelbakal dirige la publication de L’œil Républicain avec la rigueur qu’impose le traitement de l’actualité institutionnelle et sociale. Journaliste d’investigation reconnu pour son analyse factuelle des enjeux publics, il coordonne une ligne éditoriale centrée sur l’éthique et la transparence. Son expertise garantit une information sourcée au service du débat démocratique. Sous son impulsion, le titre s’impose comme une référence majeure de la presse écrite nationale.














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