L’ancien Président du Sénat, Marcel Niat Njifendji a été inhumé le samedi 16 Mai 2026 dans sa ville natale Bangangte. Décédé le 11 Avril 2026, le tout premier président du Sénat au Cameroun a rejoint ses ancêtres, accompagné de strass et paillettes, surtout avec des honneurs républicaines qui l’ont conduits vers sa dernière demeure.
Homme public et politique, Marcel Niat Njifendji est né le 26 Octobre 1934 à Bangangte. Son père était un infirmier fonctionnaire et sa mère cultivatrice. C’est donc dans un environnement bien encadré qu’à grandi le jeune homme. C’est à l’âge de 13 ans pensionnaire du lycée général Leclerc qu’il réussit haut la main le concours de l’union française en histoire et géographie. En 1955, il obtient son baccalauréat en mathématiques élémentaires en France. Ensuite suivra une licence en physique et mathématiques à la faculté de sciences de Clermont. Il va poursuivre ses études jusqu’à l’obtention de son diplôme d’ingénieur. Contre toute attente, il choisit de revenir au Cameroun pour servir son pays, choix que beaucoup n’avait pas effectué à cette époque là.
En 1960, le jeune Niat intègre la fonction publique et c’est ainsi qu’il occupe le grade technique d’ingénieur de ponts et chaussées. Il va intégrer Enelcam (Énergie Électrique du Cameroun) il y a nommé responsable d’études. C’est ainsi qu’il dirige de mains de maître les travaux de construction du barrage hydraulique d’Edea.
Son assiduité et son professionnalisme lui valent d’être nommé chef service d’études et de travaux neufs de la Société d’électricité du Cameroun (EDC) en 1965. En 1973, il y est promu directeur général adjoint. En 1974, il devient Directeur Général de la Société nationale d’électricité du Cameroun (Sonel). Il va totalement moderniser le secteur de l’électricité au Cameroun et apporter une stabilité de l’énergie électrique dans les villes du Cameroun.
En 1990, il effectue son entrée dans le gouvernement comme Ministre du plan et de l’aménagement du territoire. Deux ans plutard, 1992, il est nommé vice premier Ministre chargé des Mines, de l’eau et l’énergie, tout en combinant avec son poste de directeur général à la Sonel.
Devenu député du Nde en 1992, et après la création du sénat en 2013, il devient le tout premier Président du Sénat au Cameroun. Il y fera trois mandats à ce poste et ce n’ est qu’en 2026, affaibli par la maladie qu’il sera remplacé.
C’est donc une vie bien remplie au service de sa nation bien aimée le Cameroun, que le natif de Bangangte aura consacré sa vie toute entière.
Décédé le 11 Avril 2026 à Yaoundé à l’âge de 91 ans, c’est finalement le jeudi 14 Mai 2026, qu’il entame son dernier voyage, entouré de sa famille biologique, sa famille nucléaire et l’État du Cameroun, au palais des Congres de Yaoundé, avec des hommages parlementaires. Le stade Municipal de Bangangte noir de monde a accueilli la grande cérémonie funéraire. Des hommages mérités lui ont été rendus, à la hauteur du travail abattu, pour la construction du Cameroun. Des personnalités tels : Le premier Ministre Ndion Ngute et d’autres personnalités publiques. Le président du Sénat Aboubakary Abdoulaye était le représentant personnel du Chef de l’Etat et la natation s’est inclinée face à son serviteur. Érigé au rand de Commandeur de l’ordre national du mérite agricole preuve de sa belle carrière jalonnée des distinctions nationales tels : grand Cordon du mérite camerounais et Grand officier de l’ordre national et de la valeur. « L’une des références de la méritocratie camerounaise ». Lit-on dans le message de condoléances que le Chef de l’Etat Paul Biya a adressé à sa famille. Il laisse dernière lui une grande famille constituée de fils petits fils et arrières petits fils et son épouse Marcie Tchapchet va s’en occuper. Une famille fière de l’héritage que le serviteur de la nation lui a légué.
Un Lion est tombé, mais un Lion ne meurt jamais, il dort, auprès des nombreux valeureux camerounais qui ont servi fièrement leurs pays, avec amour.
Frida Nolla

Victor Bosco Kelbakal dirige la publication de L’œil Républicain avec la rigueur qu’impose le traitement de l’actualité institutionnelle et sociale. Journaliste d’investigation reconnu pour son analyse factuelle des enjeux publics, il coordonne une ligne éditoriale centrée sur l’éthique et la transparence. Son expertise garantit une information sourcée au service du débat démocratique. Sous son impulsion, le titre s’impose comme une référence majeure de la presse écrite nationale.










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