Fisc espagnol: Samuel Eto’o vient d’enregistrer une victoire judiciaire importante dans un dossier remontant à son passage au FC Barcelone.

Dans une décision rendue ce jeudi, la Cour nationale espagnole a estimé que la créance fiscale de 409 300 euros réclamée à l’ancien capitaine des Lions Indomptables pour l’année fiscale 2005 était frappée par la prescription. Cette conclusion prive ainsi l’administration fiscale espagnole de la possibilité de recouvrer les sommes revendiquées dans cette affaire.

Le litige s’inscrit dans la vaste campagne menée depuis plusieurs années par les autorités espagnoles contre des sportifs de haut niveau, artistes et célébrités soupçonnés d’avoir utilisé des structures sociétaires pour optimiser ou dissimuler une partie des revenus liés à leurs droits à l’image.

Les enquêteurs fiscaux reprochaient notamment à Samuel Eto’o la gestion de revenus générés entre 2005 et 2009, période durant laquelle il évoluait sous les couleurs du FC Barcelone. Les contrats de sponsoring conclus avec les équipementiers et partenaires commerciaux, notamment Puma et Electronic Arts, figuraient également parmi les éléments examinés par l’administration.

Toutefois, dans le dossier spécifique concernant l’exercice 2005, la juridiction espagnole a considéré que les délais légaux permettant à l’administration d’agir avaient été dépassés. La décision repose donc sur un motif procédural et non sur une appréciation du fond des accusations formulées contre l’ancien buteur camerounais.

Cette précision est d’autant plus importante que Samuel Eto’o avait déjà trouvé un accord avec la justice espagnole en 2022 concernant les exercices fiscaux de 2006 à 2009. À cette occasion, il avait reconnu une fraude fiscale évaluée à 3,8 millions d’euros et accepté une peine de 22 mois de prison assortie du sursis.

Si cette nouvelle décision constitue un succès judiciaire pour l’actuel président de la FECAFOOT, l’affaire n’est pas totalement close. L’administration fiscale conserve encore la possibilité de saisir le Tribunal suprême espagnol afin de contester l’arrêt rendu par la Cour nationale.

En attendant une éventuelle suite procédurale, Samuel Eto’o marque un point décisif dans un contentieux qui aura traversé près de deux décennies.

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