Le volontariat continue de s’imposer comme un levier stratégique d’insertion, de formation et de participation citoyenne des jeunes au Cameroun. Cette vision a été réaffirmée le 17 juin 2026 à Yaoundé à l’occasion de la révision du Mémorandum d’Entente liant le Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique (MINJEC) à France Volontaires. Une étape importante qui ouvre de nouvelles perspectives pour des milliers de jeunes Camerounais désireux de contribuer au développement de leur pays tout en renforçant leurs compétences professionnelles et humaines.
Signé une première fois en décembre 2022, l’accord de coopération entre les deux partenaires entre dans une nouvelle phase, marquée par la volonté commune d’intensifier les actions en faveur du volontariat et de l’engagement citoyen. La cérémonie de révision du document a réuni le ministre Mounouna Foutsou et une délégation de France Volontaires conduite par son Directeur général, Yann Delaunay.
Au-delà du renouvellement d’un cadre juridique, cette rencontre traduit la volonté des deux parties de faire du volontariat un véritable outil d’accompagnement de la jeunesse face aux défis contemporains que sont le chômage, l’insertion socioprofessionnelle, la participation citoyenne et le développement durable.
Un bilan encourageant après quatre années de coopération
Les résultats enregistrés depuis la mise en œuvre du mémorandum 2022-2026 témoignent de l’impact concret de cette collaboration sur le terrain. Avec un financement global estimé à 128,7 millions de francs CFA, plusieurs initiatives ont vu le jour pour structurer et professionnaliser le volontariat au Cameroun.
Ainsi, des dizaines de cadres ont bénéficié de formations spécialisées afin de mieux encadrer les programmes de volontariat à travers le pays. De nombreuses organisations de la société civile ont également reçu un accompagnement technique destiné à améliorer leur capacité d’action auprès des communautés. Parallèlement, plusieurs missions de volontariat national ont été déployées dans différentes régions du pays afin de répondre à des besoins locaux dans les domaines sociaux, éducatifs et environnementaux.
L’un des acquis les plus remarquables demeure cependant l’ouverture de nouvelles possibilités de mobilité internationale pour les jeunes Camerounais. Grâce au mécanisme de volontariat international de réciprocité, plusieurs jeunes talents ont pu séjourner en France pour acquérir de nouvelles compétences, découvrir d’autres méthodes de travail et enrichir leur expérience personnelle et professionnelle.
Le volontariat, une école de la citoyenneté
Pour les responsables du MINJEC, le volontariat ne se limite pas à une simple activité bénévole. Il constitue une véritable école de la citoyenneté, capable de former des jeunes responsables, solidaires et engagés dans la transformation de leurs communautés.
À travers les missions de terrain, les volontaires développent des compétences essentielles telles que le leadership, le travail en équipe, la gestion de projets, la communication ou encore la résolution de problèmes. Autant d’atouts qui renforcent leur employabilité dans un marché du travail de plus en plus compétitif.
Cette expérience permet également aux jeunes de mieux comprendre les réalités sociales de leur environnement et de participer activement à la recherche de solutions aux défis locaux. Dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la protection de l’environnement ou encore de l’entrepreneuriat communautaire, les volontaires jouent désormais un rôle de plus en plus visible.
Un tremplin vers l’insertion professionnelle
Au Cameroun, où la question de l’emploi des jeunes demeure une priorité nationale, le développement du volontariat apparaît comme une réponse complémentaire aux politiques d’insertion socioprofessionnelle.
Les programmes soutenus par le partenariat entre le MINJEC et France Volontaires offrent aux bénéficiaires l’opportunité d’acquérir une première expérience valorisante, souvent recherchée par les employeurs. Ils permettent également aux jeunes de construire un réseau professionnel et de développer des compétences pratiques directement transférables dans le monde du travail.
Cette dimension est particulièrement importante pour les diplômés en quête d’opportunités et pour les jeunes vivant dans les zones rurales où les perspectives d’emploi demeurent parfois limitées.
Une coopération appelée à s’intensifier
Satisfaits des résultats obtenus, les deux partenaires affichent leur ambition d’aller plus loin. Pour France Volontaires, le Cameroun occupe une place stratégique dans sa politique de coopération en Afrique centrale. La présence de l’ensemble des programmes de l’organisation sur le territoire camerounais témoigne de cette volonté d’accompagner durablement les initiatives en faveur de la jeunesse.
Du côté du gouvernement camerounais, les attentes sont tout aussi fortes. Le ministre Mounouna Foutsou souhaite que ce nouveau cadre de coopération débouche sur davantage de projets concrets, capables de toucher un plus grand nombre de jeunes et de renforcer leur contribution au développement national.
À travers cette nouvelle étape de leur partenariat, le Cameroun et France Volontaires réaffirment ainsi leur conviction commune : investir dans la jeunesse, encourager l’engagement citoyen et promouvoir le volontariat constituent des choix stratégiques pour bâtir une société plus solidaire, plus inclusive et davantage tournée vers l’avenir. Pour de nombreux jeunes Camerounais, cette coopération représente désormais une passerelle vers l’acquisition de compétences, l’ouverture au monde et une participation active à la construction du développement du pays.

Victor Bosco Kelbakal dirige la publication de L’œil Républicain avec la rigueur qu’impose le traitement de l’actualité institutionnelle et sociale. Journaliste d’investigation reconnu pour son analyse factuelle des enjeux publics, il coordonne une ligne éditoriale centrée sur l’éthique et la transparence. Son expertise garantit une information sourcée au service du débat démocratique. Sous son impulsion, le titre s’impose comme une référence majeure de la presse écrite nationale.
















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