Le vaste programme de réhabilitation et de reconstruction du réseau routier dans les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord franchit une nouvelle étape. Sur plusieurs axes stratégiques, les entreprises retenues pour l’exécution des travaux ont intensifié leur présence sur le terrain, marquant ainsi le lancement effectif de projets attendus depuis plusieurs années par les populations et les opérateurs économiques.
Dans la région de l’Extrême-Nord, les sections Waza-Zigagué et Tchakamari-Waza, situées sur le corridor Mora-Dabanga-Kousseri, enregistrent des avancées notables. Les entreprises chargées de leur reconstruction ont déjà engagé les premières opérations destinées à garantir la circulation des usagers pendant la phase des travaux. Les engins sont progressivement déployés sur les différents sites tandis que les études techniques nécessaires à la réalisation des ouvrages définitifs approchent de leur terme.
Sur la section Waza-Zigagué, les équipes concentrent leurs efforts sur le traitement des zones les plus dégradées afin de rétablir la praticabilité de cet axe essentiel pour les échanges dans la partie septentrionale du pays. La construction des installations de chantier est également en cours, tout comme la préparation des futurs ouvrages hydrauliques dont la réalisation devrait s’accélérer après la saison des pluies.
Le même dynamisme est observé sur le tronçon Tchakamari-Waza où les travaux de maintien de la circulation progressent régulièrement. Les responsables du projet finalisent les études d’exécution et mettent en place les équipements industriels indispensables à la production des matériaux qui serviront à la reconstruction de la route. La base-vie de l’entreprise ainsi que les infrastructures destinées à la mission de contrôle prennent progressivement forme dans la localité de Waza.
Dans la région du Nord, les projets engagés sur l’axe Ngaoundéré-Garoua connaissent eux aussi une évolution encourageante. Entre l’entrée du village Ouro André et le pont sur la Bénoué, l’entreprise en charge du chantier poursuit une importante phase préparatoire. Les investigations géotechniques, les études hydrologiques et les levés topographiques se multiplient afin de disposer de toutes les données nécessaires au lancement des travaux de génie civil. Sur le terrain, les équipes restent mobilisées pour assurer l’entretien provisoire de la chaussée et limiter les désagréments pour les usagers.
Plus au sud, sur la section reliant le pont Salah à l’entrée du village Ouro André, les études techniques enregistrent des avancées significatives. Les premiers résultats des analyses hydrauliques ouvrent la voie à la programmation des futurs ouvrages de drainage, indispensables pour améliorer la résistance de la route face aux intempéries. Les installations administratives et logistiques du chantier sont quant à elles presque achevées, permettant une montée en puissance progressive des activités.
Dans l’Adamaoua, le projet de reconstruction de la route Ngaoundéré–Bas de la Falaise de Mbé gagne également en intensité. L’entreprise adjudicataire poursuit l’acheminement de ses équipements lourds et renforce ses capacités opérationnelles. Les travaux préparatoires à l’installation de la centrale de concassage avancent à un rythme soutenu tandis que les essais réalisés sur les matériaux provenant de la carrière de Tchabbal se sont révélés concluants, une étape importante pour sécuriser l’approvisionnement du chantier.
Parallèlement, des interventions régulières sont menées pour maintenir la circulation sur cette route fortement empruntée. Les équipes techniques procèdent au traitement des zones critiques et à l’amélioration des conditions de déplacement en attendant le lancement des travaux de reconstruction à grande échelle.
À travers l’ensemble de ces projets, le gouvernement poursuit son ambition de moderniser les infrastructures de transport dans le Septentrion. L’objectif est non seulement d’améliorer la mobilité des personnes et des biens, mais aussi de renforcer l’intégration économique entre les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, tout en facilitant les échanges avec les pays voisins. Les mois à venir seront déterminants pour transformer ces phases préparatoires en chantiers de grande envergure capables de changer durablement le visage du réseau routier septentrional.

Victor Bosco Kelbakal dirige la publication de L’œil Républicain avec la rigueur qu’impose le traitement de l’actualité institutionnelle et sociale. Journaliste d’investigation reconnu pour son analyse factuelle des enjeux publics, il coordonne une ligne éditoriale centrée sur l’éthique et la transparence. Son expertise garantit une information sourcée au service du débat démocratique. Sous son impulsion, le titre s’impose comme une référence majeure de la presse écrite nationale.
















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