La riposte des forces de sécurité n’a pas tardé. Quelques jours seulement après l’agression d’un gendarme dans la ville de Maroua, une opération menée par la Compagnie de gendarmerie a permis l’interpellation de plusieurs individus soupçonnés d’appartenir à un réseau criminel actif dans le département du Diamaré.
L’affaire trouve son origine dans l’attaque dont a été victime le Maréchal des Logis Djomdi Kodrach, en service à l’ERIGN4 (GPIGN Maroua), dans la nuit du 18 au 19 juin 2026 au quartier Hardé, situé dans l’arrondissement de Maroua Ier. Cet acte a immédiatement déclenché une vaste enquête mobilisant les unités compétentes de la gendarmerie.
Grâce à l’exploitation rapide de renseignements recueillis sur le terrain, les enquêteurs sont parvenus à identifier plusieurs personnes présumées impliquées dans cette agression ainsi que dans d’autres activités criminelles. L’opération a notamment conduit à l’arrestation de Mamadi, plus connu sous le surnom de « Charo », présenté comme l’un des membres influents du groupe et originaire de Papata.
Selon des sources sécuritaires, cette interpellation constitue une avancée majeure dans le démantèlement d’un réseau soupçonné d’être impliqué dans divers actes de banditisme et de recel qui troublaient la quiétude des populations locales.
Toutefois, les investigations sont loin d’être terminées. Les forces de l’ordre restent à la recherche d’un autre suspect considéré comme un acteur central de cette organisation. Il s’agit de Bawa Ozé, originaire de Kongola dans l’arrondissement de Maroua III. Actuellement en fuite, il fait l’objet d’une traque active menée par les services de sécurité.
Les enquêteurs poursuivent par ailleurs leurs auditions et recoupements afin d’identifier d’éventuelles complicités et de déterminer l’étendue exacte des activités du réseau. Les investigations se poursuivent au sein de l’État-major de la Compagnie de gendarmerie de Maroua.
Cette opération témoigne de la volonté des forces de défense et de sécurité de renforcer la lutte contre le grand banditisme dans la région de l’Extrême-Nord, où la préservation de la sécurité des populations demeure une priorité permanente.

Victor Bosco Kelbakal dirige la publication de L’œil Républicain avec la rigueur qu’impose le traitement de l’actualité institutionnelle et sociale. Journaliste d’investigation reconnu pour son analyse factuelle des enjeux publics, il coordonne une ligne éditoriale centrée sur l’éthique et la transparence. Son expertise garantit une information sourcée au service du débat démocratique. Sous son impulsion, le titre s’impose comme une référence majeure de la presse écrite nationale.
















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