Barreau du Cameroun : Alain Kingue, du tatami aux prétoires ?

Alain Kingue Dihang ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Tout juste réélu en juin 2026 à la tête de la Fédération camerounaise de judo (Fecajudo) pour un mandat de quatre ans devant le mener jusqu’en 2030, le dirigeant nourrit de nouvelles ambitions. Cette fois, c’est vers les prétoires que se tourne son regard.

Le président de la Fecajudo a franchi avec succès la première étape du concours d’entrée au Barreau du Cameroun, dont les épreuves écrites se sont déroulées les 18 et 19 avril derniers. Sur les 5 200 candidats sur la ligne de départ, la sélection s’est révélée particulièrement rude : seuls 1 555 postulants ont été déclarés admissibles. Sur cette liste sélective, publiée le 19 juin 2026 et paraphée par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Laurent Esso, figure en bonne place le nom d’Alain Kingue.

À 52 ans, cette démarche s’inscrit dans une volonté claire de diversification et de montée en compétences. Devenir avocat est une opportunité idéale pour étoffer son parcours, mais surtout un atout majeur pour maîtriser les textes juridiques qui régissent le sport, un secteur aux rouages de plus en plus complexes.

Le plus dur reste cependant à faire. L’admission définitive dépendra des épreuves orales, prévues les mardi 23 et mercredi 24 juin 2026. C’est dans l’enceinte de l’École nationale d’administration et de magistrature (Enam), située au quartier Ngoa-Ekellé, que se jouera cette ultime étape.

S’il réussit, Alain Kingue prouvera une fois de plus que la discipline et la patience mènent à tout. Déjà à la tête de la Fecajudo depuis 13 ans, ceinture noire 6e dan et directeur sportif de l’Union africaine de judo, l’homme s’apprête peut-être à ajouter une robe d’avocat à sa panoplie déjà bien remplie. Un nouveau défi pour un parcours déjà remarquable.

Frida Nolla

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