Corridor Ngaoundéré-Garoua : le vaste chantier de reconstruction entre dans sa phase préparatoire décisive

Les travaux de reconstruction de la route Ngaoundéré-Garoua franchissent progressivement une étape importante. Sur cet axe routier stratégique de 242 kilomètres, qui relie les régions de l’Adamaoua et du Nord, les entreprises adjudicataires accélèrent les préparatifs techniques et logistiques en prélude au lancement à grande échelle des travaux de génie civil.

À la date du 6 juin 2026, les cinq entreprises chargées de l’exécution des différents lots affichent une présence effective sur le terrain. Les interventions actuellement menées concernent principalement les études techniques, l’installation des équipements de production des matériaux de construction, l’aménagement des bases-vie ainsi que les opérations destinées à garantir la continuité de la circulation sur cette route fortement fréquentée.

Une étape cruciale avant les travaux lourds

Avant le démarrage des travaux de reconstruction proprement dits, plusieurs études indispensables doivent être réalisées afin de garantir la qualité et la durabilité des futures infrastructures. C’est dans cette optique que les équipes techniques poursuivent les relevés topographiques, les études hydrologiques et hydrauliques, les investigations géotechniques ainsi que les sondages au niveau des ouvrages d’art existants.

Ces différentes opérations permettront d’adapter les solutions techniques aux réalités du terrain, notamment dans les zones sujettes à l’érosion, aux écoulements saisonniers ou aux contraintes géologiques particulières.

Selon les responsables du projet, l’objectif est de disposer d’études d’exécution suffisamment détaillées pour limiter les risques techniques et assurer une meilleure maîtrise des délais et des coûts du chantier.

Un projet structuré en cinq lots

La reconstruction de la route Ngaoundéré-Pont Salah-Pont sur la Bénoué s’étend sur une distance totale de 242 kilomètres et a été subdivisée en cinq lots afin de faciliter la conduite simultanée des travaux.

Cette approche permet de mobiliser plusieurs entreprises sur différents tronçons à la fois, dans le but d’accélérer la réalisation du projet et d’optimiser les ressources humaines et matérielles déployées.

L’axe constitue l’un des principaux corridors routiers du septentrion camerounais. Il joue un rôle essentiel dans les échanges commerciaux entre les régions du Nord et de l’Adamaoua, tout en assurant la liaison avec plusieurs bassins de production agricole et d’élevage.

Les installations industrielles prennent forme

Sur le terrain, les entreprises poursuivent également le déploiement de leurs infrastructures de chantier. Les bases-vie, qui accueilleront le personnel technique et administratif durant toute la durée du projet, sont en cours d’aménagement sur les différents lots.

Parallèlement, les équipements destinés à la production des matériaux de chaussée sont progressivement installés. Les travaux sont particulièrement avancés sur les lots 4 et 5, où les concasseurs nécessaires à la fabrication des granulats sont en cours de mise en service.

Pour le lot 4, la carrière retenue pour l’approvisionnement du chantier est déjà opérationnelle. Les premières productions sont réalisées à partir de blocs rocheux isolés, dans l’attente des autorisations administratives nécessaires pour l’utilisation d’explosifs destinés à intensifier l’exploitation du site.

Du côté du lot 5, les travaux d’installation du concasseur affichent également une évolution satisfaisante. Les responsables du chantier prévoient une mise en exploitation effective de l’équipement avant la fin du mois de juillet 2026, ce qui permettra d’assurer un approvisionnement régulier en matériaux pour les futures opérations de terrassement et de chaussée.

Maintenir la circulation pendant les travaux

Au-delà des préparatifs techniques, les entreprises accordent une attention particulière au maintien de la circulation sur cet axe routier vital pour les populations et les opérateurs économiques.

Des interventions régulières sont menées afin de préserver les conditions minimales de trafic pendant toute la durée du projet. Cette composante est considérée comme essentielle pour éviter l’isolement de certaines localités et limiter les perturbations sur les activités commerciales.

Un axe stratégique pour le développement du septentrion

La reconstruction de la route Ngaoundéré-Garoua figure parmi les projets routiers les plus importants actuellement engagés dans la partie septentrionale du Cameroun. Une fois achevée, l’infrastructure devrait améliorer considérablement la mobilité des personnes et des biens, réduire les coûts de transport et renforcer l’intégration économique entre les régions traversées.

Au regard de l’avancement observé dans les études, l’installation des équipements et la mobilisation des entreprises, le projet entre progressivement dans une phase déterminante qui devrait ouvrir la voie au lancement des travaux de reconstruction à grande échelle dans les prochains mois.

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