Yaoundé, 24 juillet 2026. Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la promotion de l’employabilité des étudiants camerounais. Le ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique (MINJEC) et l’Université de Yaoundé I (UYI) ont officialisé, vendredi à Yaoundé, un partenariat destiné à renforcer l’accompagnement des jeunes vers l’entrepreneuriat, l’insertion socio-économique et l’engagement citoyen.
Paraphé par le ministre Mounouna Foutsou et le recteur de l’Université de Yaoundé I, le Pr Rémy Magloire Etoua, le mémorandum d’entente traduit la volonté des deux institutions de rapprocher davantage le monde universitaire des opportunités offertes par les politiques publiques en faveur de la jeunesse.
Une passerelle entre formation académique et vie active
À travers cet accord conclu pour une durée de cinq ans renouvelable, les étudiants de l’Université de Yaoundé I âgés de 15 à 35 ans pourront bénéficier d’un accompagnement renforcé dans plusieurs domaines stratégiques. Il s’agit notamment de l’éducation civique, du volontariat, de l’entrepreneuriat, de la vie associative et de l’insertion professionnelle.
L’ambition affichée est de permettre aux jeunes de valoriser leurs compétences au-delà du cadre académique, en les préparant concrètement aux exigences du marché de l’emploi et à la création d’activités génératrices de revenus.
Dans cette dynamique, le MINJEC entend faciliter l’accès des étudiants à ses différents programmes d’encadrement, d’incubation et d’accompagnement des projets. Les bénéficiaires pourront également être orientés vers les mécanismes de financement mis en place par le département ministériel pour soutenir les initiatives entrepreneuriales portées par la jeunesse.
Des opportunités accrues pour les étudiants
L’accord prévoit également une collaboration étroite autour de l’Observatoire national de la jeunesse (ONJ) et de la Carte Jeune Biométrique, deux instruments considérés comme essentiels dans la mise en œuvre des politiques publiques destinées aux jeunes.
De son côté, l’Université de Yaoundé I s’engage à mobiliser sa communauté estudiantine autour des activités retenues dans le cadre du partenariat. Les infrastructures universitaires, notamment les amphithéâtres, salles spécialisées et plateformes de communication, seront mises à contribution pour faciliter l’organisation des formations, séminaires et campagnes de sensibilisation.
Les structures d’incubation de l’établissement pourront également accueillir, selon les capacités disponibles, des jeunes issus des Centres multifonctionnels de promotion des jeunes, favorisant ainsi le partage d’expériences et le développement de projets innovants.
Miser sur l’esprit d’initiative
Pour les responsables des deux institutions, cette collaboration repose sur une complémentarité naturelle entre les ressources scientifiques de l’université et l’expertise du MINJEC en matière d’encadrement de la jeunesse.
L’objectif est de favoriser l’émergence d’une génération de diplômés capables de transformer leurs connaissances en solutions concrètes, tout en développant un sens accru de la responsabilité citoyenne et de l’initiative économique.
Cette vision est partagée par plusieurs responsables académiques, qui voient dans ce partenariat une opportunité de renforcer les liens entre les étudiants et les professionnels, tout en offrant aux apprenants un meilleur accès aux réalités du monde du travail.
Un mécanisme de suivi pour garantir l’efficacité
Afin d’assurer la mise en œuvre effective des engagements pris, les deux parties ont prévu un dispositif de suivi et d’évaluation. Des points focaux seront désignés au sein de chaque institution, tandis que des rapports périodiques permettront d’apprécier les résultats obtenus.
Des rencontres semestrielles sont également prévues pour évaluer l’état d’avancement des actions programmées et ajuster, si nécessaire, les orientations du partenariat.
Au-delà de sa portée institutionnelle, cette convention marque la volonté de renforcer les synergies entre les acteurs publics et le monde universitaire afin de mieux préparer les étudiants aux défis de l’emploi, de l’innovation et de la participation citoyenne. Une démarche qui s’inscrit dans la recherche de solutions durables face aux enjeux de l’insertion des jeunes au Cameroun.

Une plume journalistique agréable à lire qui rend compte de la manière la plus fidèle et honnête des évènements quotidiens.
















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