La capitale ghanéenne accueille depuis ce 21 juillet 2026 une session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine consacrée aux grands défis sanitaires du continent. À cette rencontre stratégique, le Cameroun fait entendre sa voix à travers le Ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, représentant personnel du Président de la République, Paul Biya.
Cette assise continentale intervient dans un contexte où l’Afrique entend renforcer sa capacité à faire face aux menaces sanitaires tout en accélérant l’atteinte des objectifs liés à l’élimination du VIH/Sida, à la réduction de la mortalité maternelle et à la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles.
Au cours des échanges, la délégation camerounaise a défendu une vision fondée sur le renforcement durable des systèmes de santé. Pour Yaoundé, les investissements dans le secteur sanitaire constituent un facteur déterminant de stabilité sociale et de croissance économique, bien au-delà de la simple prise en charge des maladies.
Prenant la parole lors des discussions consacrées à la sécurité sanitaire du continent, Dr Manaouda Malachie a mis en lumière les initiatives engagées par le Cameroun pour améliorer sa capacité de prévention, de détection et de gestion des urgences de santé publique. Il a notamment insisté sur la nécessité pour les États africains d’intégrer durablement les dispositifs de veille sanitaire dans leur fonctionnement quotidien.
Le membre du gouvernement a souligné que les systèmes de surveillance épidémiologique, les laboratoires spécialisés, les centres d’opérations d’urgence ainsi que les mécanismes de mobilisation communautaire doivent être consolidés et pérennisés afin de mieux anticiper les futures crises sanitaires.
L’expérience camerounaise en matière de développement des compétences a également été présentée comme un levier essentiel de cette stratégie. Le pays poursuit notamment ses efforts dans la formation des professionnels de santé en épidémiologie de terrain, en gestion des situations d’urgence et dans le renforcement des capacités techniques des laboratoires. Parallèlement, des évaluations sont menées afin d’adapter davantage les soins de santé primaires aux exigences des urgences sanitaires contemporaines.
La question du leadership politique a occupé une place importante dans les débats. À ce sujet, le représentant du Chef de l’État a rappelé que l’efficacité des réponses sanitaires dépend avant tout d’une volonté politique affirmée. Il a évoqué l’expérience acquise durant la pandémie de COVID-19, période au cours de laquelle les autorités camerounaises avaient mis en place un dispositif de coordination de haut niveau pour piloter la riposte nationale.
Le Cameroun a également réaffirmé son engagement en faveur d’un financement accru des programmes prioritaires de santé, notamment ceux consacrés à la lutte contre le VIH/Sida et le paludisme. Une orientation qui s’inscrit dans la dynamique plus large de souveraineté sanitaire promue par l’Union africaine.
À Accra, le message porté par Yaoundé est clair : l’Afrique doit bâtir des systèmes de santé plus autonomes, plus résilients et capables de répondre efficacement aux défis sanitaires actuels et futurs. Une ambition qui passe autant par le développement des infrastructures et des compétences que par un engagement politique constant au plus haut niveau des États.

Une plume journalistique agréable à lire qui rend compte de la manière la plus fidèle et honnête des évènements quotidiens.
















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