Le Conseil régional du Sud entend franchir une nouvelle étape dans sa stratégie de développement. En déplacement à Dubaï, aux Émirats arabes unis, le président de l’exécutif régional, Éric Gervais Ndo, conduit une mission de promotion économique destinée à présenter les atouts du territoire à des investisseurs, institutions et partenaires internationaux susceptibles d’accompagner la transformation de la région.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte où les collectivités territoriales décentralisées sont appelées à jouer un rôle de plus en plus actif dans la mobilisation des financements et la recherche de partenariats pour soutenir les projets de développement local. Pour la Région du Sud, l’objectif est clair : attirer davantage d’investissements et renforcer la visibilité d’un territoire qui dispose de nombreux atouts économiques encore insuffisamment valorisés à l’échelle internationale.
Aux côtés du président du Conseil régional figurent la première vice-présidente Cathy Meba, le secrétaire général Henry Joël Bothe, le questeur Casimir Ekoro ainsi que le conseiller régional Andje Enam Roméo. Une délégation qui témoigne de la volonté de l’exécutif régional de porter de manière concertée la vision de développement du Sud.
Un territoire aux ressources stratégiques
Considérée comme l’une des régions les plus riches du Cameroun en ressources naturelles, la Région du Sud bénéficie d’importants potentiels dans plusieurs secteurs clés. L’agriculture, l’exploitation forestière, les activités minières, l’énergie ainsi que le tourisme constituent autant de domaines susceptibles de générer de la croissance et de créer des emplois.
À cela s’ajoute un positionnement géographique particulièrement avantageux. Ouverte sur l’océan Atlantique, la région dispose d’un accès direct aux voies maritimes internationales grâce au complexe industrialo-portuaire de Kribi, devenu au fil des années un pôle stratégique pour l’économie nationale.
Cette infrastructure de premier plan est aujourd’hui perçue comme un moteur de développement capable d’attirer des investissements dans les domaines de la logistique, de l’industrie, du transport maritime et de la transformation des matières premières. Pour les responsables régionaux, elle constitue également un argument de poids dans les discussions avec les partenaires économiques étrangers.
Transformer les potentialités en projets
Au-delà de la simple promotion institutionnelle, la mission de Dubaï vise à créer des opportunités concrètes de coopération. Le Conseil régional souhaite mettre en avant des projets structurants susceptibles de répondre aux besoins des populations tout en renforçant l’attractivité économique du territoire.
Les secteurs ciblés concernent notamment les infrastructures, l’énergie, la santé, l’éducation, le numérique, l’agriculture moderne et le tourisme. L’ambition affichée est de favoriser l’émergence de partenariats capables d’apporter des financements, des expertises techniques et des innovations adaptées aux réalités locales.
Cette démarche traduit une évolution dans la manière de concevoir l’action publique régionale. Il ne s’agit plus uniquement de gérer les compétences transférées par l’État, mais aussi d’identifier les opportunités de croissance, de promouvoir les projets porteurs et de créer un environnement favorable aux investissements.
Kribi au cœur de la stratégie régionale
Dans cette dynamique, la ville de Kribi apparaît comme l’un des principaux leviers de développement du Sud. Son port en eau profonde, ses infrastructures en expansion et son potentiel touristique lui confèrent une place particulière dans les ambitions régionales.
La cité balnéaire est appelée à jouer un rôle de carrefour économique entre le Cameroun, l’Afrique centrale et les marchés internationaux. Les autorités régionales souhaitent ainsi capitaliser sur cette position stratégique afin de stimuler les échanges commerciaux, encourager l’implantation d’entreprises et soutenir la transformation locale des ressources disponibles.
Parallèlement, le potentiel touristique de la région demeure un axe majeur de promotion. Entre les plages de Kribi, les chutes de la Lobé, les réserves naturelles et les vastes espaces forestiers, le Sud dispose d’un patrimoine capable d’attirer une clientèle nationale et internationale à la recherche d’expériences écotouristiques et culturelles.
Une vision tournée vers l’avenir
À travers cette mission économique à Dubaï, le Conseil régional du Sud affiche sa volonté de s’inscrire dans une logique d’ouverture et de coopération internationale. L’exécutif régional considère que la compétitivité d’un territoire repose désormais autant sur ses ressources que sur sa capacité à construire des partenariats solides et à intégrer les grands réseaux d’échanges économiques.
En multipliant les contacts avec des investisseurs et des acteurs du développement, les responsables régionaux espèrent poser les bases de nouveaux projets capables de soutenir la croissance, de créer des emplois et d’améliorer les conditions de vie des populations.
Pour le Sud camerounais, l’enjeu est désormais de convertir ses nombreux atouts en réalisations concrètes. La présence de sa délégation à Dubaï illustre ainsi une ambition assumée : faire de la région un espace économique attractif, connecté aux marchés internationaux et résolument engagé sur la voie de la transformation durable.

Une plume journalistique agréable à lire qui rend compte de la manière la plus fidèle et honnête des évènements quotidiens.















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