Certification professionnelle : Mounouna Foutsou veille au bon déroulement des examens nationaux 2026

Yaoundé, 8 septembre 2026. — Les examens nationaux de fin de formation professionnelle, session 2026, sont entrés dans leur dernière phase ce mardi avec les épreuves théoriques écrites. À Yaoundé, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mounouna Foutsou, s’est rendu au Centre de Formation Professionnelle « La Rosière », retenu comme centre d’écrit pour Yaoundé 2, afin de s’assurer de la régularité des opérations.

Cette descente sur le terrain intervient au terme d’une semaine consacrée aux épreuves pratiques organisées dans différents sous-centres. Pour le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP), cette étape constitue un moment déterminant dans le processus de certification, puisque les candidats doivent désormais démontrer leurs connaissances théoriques après avoir été évalués sur leurs aptitudes pratiques.

Un dispositif déployé sur l’ensemble du territoire

Au Centre de Formation Professionnelle « La Rosière », le ministre a parcouru plusieurs salles de composition avant de s’entretenir avec les responsables administratifs et les équipes chargées du secrétariat des examens. L’objectif était notamment de prendre le pouls du dispositif, d’observer les conditions dans lesquelles se déroulent les épreuves et de s’assurer du respect des procédures établies.

Plusieurs domaines de formation sont concernés par cette session. L’hôtellerie-restauration compte à elle seule 439 candidats dans le centre visité, tandis que la filière des délégués médicaux en rassemble 103. D’autres secteurs, notamment la conduite des engins lourds, la mécatronique et les métiers du bâtiment et des travaux publics, figurent également parmi les spécialités évaluées.

À travers cette diversité, le gouvernement entend répondre aux besoins croissants du marché du travail en privilégiant des formations directement liées aux réalités économiques du pays.

8 231 candidats en quête de certification

À l’échelle nationale, la session 2026 mobilise 8 231 candidats, répartis dans 38 spécialités. Le dispositif s’appuie sur 633 centres de formation publics et privés agréés, ainsi que sur 49 centres d’écrit et 124 sous-centres dédiés aux épreuves pratiques.

Les examens couvrent les dix régions du Cameroun et 35 départements. La région du Centre arrive en tête avec 3 195 candidats, devant le Littoral qui en compte 2 315. Ces chiffres témoignent de l’ampleur prise par la formation professionnelle dans le système éducatif et économique camerounais.

Au-delà des chiffres, l’enjeu est celui de la valeur du diplôme délivré. La certification professionnelle doit permettre de distinguer les candidats ayant effectivement acquis les compétences nécessaires à l’exercice d’un métier. Elle représente ainsi un passage entre l’apprentissage et l’insertion dans le monde professionnel.

Miser sur des compétences directement exploitables

La présence du ministre sur le terrain traduit également la volonté des pouvoirs publics de renforcer la crédibilité des examens nationaux. Dans un contexte où les entreprises recherchent de plus en plus une main-d’œuvre qualifiée et immédiatement opérationnelle, la qualité de l’évaluation devient un élément essentiel.

L’enjeu ne consiste donc pas uniquement à organiser des examens, mais à garantir que les compétences validées correspondent aux exigences des secteurs d’activité. De l’industrie au BTP, en passant par la santé, les services, l’artisanat ou encore l’hôtellerie-restauration, les spécialités retenues couvrent plusieurs domaines considérés comme stratégiques pour l’économie nationale.

Cette orientation s’inscrit dans la politique de développement du capital humain portée par le gouvernement. En favorisant l’acquisition de savoir-faire techniques et professionnels, les autorités souhaitent contribuer à réduire le déficit de compétences, faciliter l’accès des jeunes à l’emploi et accompagner la transformation économique du Cameroun.

Avec la clôture des épreuves écrites ce 8 septembre, la session 2026 franchit ainsi une étape majeure. Reste désormais la phase de traitement et de consolidation des résultats, avant la proclamation des certifications. Pour le MINEFOP, l’objectif demeure inchangé : faire de la formation professionnelle un véritable levier d’employabilité, de compétitivité et de développement économique.

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