Dibang : les producteurs de cacao se rapprochent des dispositifs d’appui grâce à une médiation parlementaire

Longtemps en marge de certains mécanismes publics destinés à soutenir la filière cacao, les producteurs de l’arrondissement de Dibang pourraient bientôt bénéficier d’un accompagnement plus structuré. À l’origine de cette avancée, une démarche portée par la députée Rolande Ngo Issi Mbock, qui a relayé auprès des autorités compétentes les préoccupations exprimées par les exploitants agricoles de cette localité. Cette initiative s’inscrit dans le prolongement des échanges menés sur le terrain entre l’élue de la Nation et les populations de sa circonscription. Lors de plusieurs rencontres avec les acteurs du monde rural, les cacaoculteurs avaient notamment fait part des difficultés rencontrées pour accéder aux programmes d’encadrement, d’identification et de financement mis en place dans le cadre du développement de la filière cacao.

Une préoccupation portée au niveau des institutions

Face à ces préoccupations, des démarches ont été entreprises auprès des administrations en charge du secteur agricole afin de favoriser une meilleure intégration des producteurs de Dibang dans les dispositifs nationaux existants. Les échanges ont impliqué notamment le ministère de l’Agriculture et du Développement rural ainsi que le Fonds de développement des filières cacao et café (FODECC), principal instrument d’appui à la structuration et à la modernisation de ces cultures de rente.

L’objectif était de permettre aux exploitants de cette zone de bénéficier des mêmes opportunités que celles offertes dans d’autres bassins de production du pays, où plusieurs programmes d’accompagnement sont déjà opérationnels.

Une mission de terrain pour identifier les producteurs

À la suite des concertations engagées, une équipe technique spécialisée a effectué une mission dans la commune de Dibang du 18 au 21 août 2026. Cette descente avait pour but de mieux connaître la réalité de la production locale et de préparer l’intégration des agriculteurs dans les mécanismes d’appui existants.

Durant plusieurs jours, les experts ont mené des activités de sensibilisation auprès des producteurs, procédé à leur recensement, organisé des sessions de formation et réalisé la géolocalisation des exploitations agricoles. Ces opérations constituent des étapes essentielles pour la constitution d’une base de données fiable permettant un suivi efficace des acteurs de la filière.

La géolocalisation des plantations représente notamment un outil stratégique pour la planification des interventions futures, l’amélioration de la traçabilité de la production et l’identification précise des besoins des exploitants.

Vers un meilleur accès aux financements et aux programmes d’appui

L’opération ouvre désormais la voie à une intégration progressive des producteurs de Dibang dans le système national d’identification de la filière cacao. Les exploitants régulièrement enregistrés et répondant aux critères requis pourront prétendre aux différents mécanismes d’accompagnement mis en place par les pouvoirs publics.

Au-delà de l’accès éventuel aux financements, cette démarche devrait également favoriser un meilleur encadrement technique, une amélioration des pratiques culturales et un renforcement de la compétitivité des exploitations locales.

Près de 200 producteurs ont été concernés par cette campagne de recensement et de sensibilisation. Pour de nombreux acteurs de la filière, cette étape constitue une opportunité importante pour mieux structurer les activités agricoles et accroître la valeur ajoutée générée par la production de cacao dans la localité.

Le rôle de relais des élus mis en lumière

Cette évolution illustre également l’importance du rôle joué par les parlementaires dans la remontée des préoccupations des populations vers les centres de décision. Au-delà de leur mission législative, les élus sont souvent sollicités pour porter les attentes des citoyens auprès des administrations et faciliter le dialogue avec les institutions publiques.

Dans le cas de Dibang, l’intervention de la députée Rolande Ngo Issi Mbock a permis de créer un cadre d’échanges entre les producteurs et les structures compétentes du secteur agricole. Une démarche qui s’inscrit dans une logique de proximité avec les populations et de recherche de solutions concrètes aux défis rencontrés sur le terrain.

Alors que le cacao demeure l’un des principaux produits d’exportation du Cameroun, l’intégration de nouveaux producteurs dans les programmes d’appui apparaît comme un enjeu majeur pour renforcer la productivité, améliorer les revenus des exploitants et soutenir le développement économique des zones rurales.

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