Le ministère des Finances (Minfi) a décidé de se séparer de trois agentes exerçant au sein de la Perception des Forces armées. À travers une note de service signée le 28 août 2026, le ministre Louis Paul Motazé a prononcé leur relèvement de fonctions, invoquant des fautes jugées incompatibles avec les exigences d’éthique et de déontologie qui encadrent la gestion des finances publiques.
Cette décision intervient dans un environnement où les administrations chargées du maniement des fonds publics sont soumises à des obligations strictes de transparence, de responsabilité et de respect des procédures. Les services du Trésor, en particulier, occupent une place stratégique dans la chaîne de gestion financière de l’État et font régulièrement l’objet d’un contrôle rigoureux destiné à préserver l’intégrité des opérations financières.
Selon le document officiel, la première personne concernée est Mme Ngo Massocky Fanny Charlotte, inspecteur des Régies financières du Trésor, qui assurait les fonctions de receveur de recettes au sein de la Perception des Forces armées. Elle est relevée de ses responsabilités avec effet immédiat.
La même mesure frappe Mme Mengue Evina Lucie Marie Noël, contractuelle d’administration occupant le poste de caissière principale. Mme Zanga Marie épouse Abena, sous-caissière au sein de la même structure, est également écartée de ses fonctions. Les trois décisions prennent effet à compter de la date de signature de la note ministérielle.
Si le ministère évoque des « manquements graves à l’éthique et à la déontologie professionnelle », aucun détail n’a été fourni sur la nature exacte des faits reprochés aux intéressées. La note de service indique simplement que la décision a été prise après examen des dossiers relatifs à l’affaire. Cette absence de précisions ne permet donc pas, à ce stade, d’établir publiquement les actes ou comportements ayant conduit à ces sanctions administratives.
L’initiative du Minfi s’appuie néanmoins sur plusieurs textes législatifs et réglementaires régissant le fonctionnement de l’administration publique camerounaise. Parmi eux figurent notamment la Constitution, le Statut général de la Fonction publique, les textes portant organisation du gouvernement ainsi que les dispositions relatives à la comptabilité publique. Ces références juridiques encadrent les obligations professionnelles des agents de l’État et définissent les principes de probité, de discipline et de responsabilité auxquels ils sont soumis.
Au-delà des cas individuels concernés, cette mesure traduit la volonté des autorités financières de renforcer la discipline au sein des services chargés de la gestion des ressources publiques. Dans un contexte marqué par les exigences croissantes de bonne gouvernance et de redevabilité, les administrations financières sont appelées à maintenir des standards élevés en matière d’intégrité professionnelle.
La mise en œuvre de la décision a été confiée au Directeur général du Trésor, de la Coopération financière et monétaire. Les formalités administratives nécessaires à son application, ainsi qu’à sa diffusion auprès des services concernés, devront être exécutées conformément aux procédures en vigueur.
En attendant d’éventuelles précisions sur le fond du dossier, cette décision du ministère des Finances rappelle l’importance accordée au respect des règles éthiques dans les structures publiques chargées de la collecte, de la conservation et de la gestion des deniers de l’État.

Une plume journalistique agréable à lire qui rend compte de la manière la plus fidèle et honnête des évènements quotidiens.















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