APF 2026 : les femmes parlementaires placent le leadership féminin au cœur des réponses aux défis mondiaux

Yaoundé est devenue, le temps de la 51ᵉ Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), un carrefour de réflexion sur la place des femmes dans la gouvernance mondiale. Réunies au Sénat dans le cadre des travaux du Réseau des femmes parlementaires de la Francophonie, des élues et responsables institutionnelles ont lancé un appel en faveur d’une implication accrue des femmes dans la prévention des crises et la consolidation de la paix.

La rencontre, qui se déroule en marge des assises de l’APF, rassemble des parlementaires venues de plusieurs pays francophones autour des questions liées au leadership féminin, à la gouvernance démocratique et à la participation des femmes aux processus décisionnels.

Lors de la cérémonie d’ouverture, la première vice-présidente du Réseau, l’honorable Lydienne Epoube, a mis en avant la nécessité de poursuivre les efforts engagés en faveur d’une représentation plus forte des femmes dans les institutions politiques. S’adressant aux délégations présentes, elle a souligné l’importance de renforcer les mécanismes de solidarité et de coopération entre les femmes parlementaires de l’espace francophone afin de relever ensemble les défis contemporains.

Les travaux s’inscrivent dans la continuité des réflexions menées lors des précédentes rencontres du Réseau, avec pour ambition de consolider les acquis obtenus en matière de promotion des droits des femmes et de leur accès aux responsabilités publiques.

Invitée à prendre la parole, la représentante d’ONU Femmes au Cameroun, Marie-Pierre Raky Chaupin, a insisté sur le rôle stratégique que peuvent jouer les femmes parlementaires dans la recherche de solutions durables aux crises qui affectent plusieurs régions du monde. Selon elle, les bouleversements sécuritaires, les effets du changement climatique et les fragilités du système multilatéral exigent des réponses inclusives intégrant pleinement les femmes dans les espaces de décision.

La responsable onusienne a également salué les avancées enregistrées au Cameroun en matière de participation politique féminine. Elle a relevé la progression significative du nombre de femmes élues à l’Assemblée nationale au cours des deux dernières décennies, un indicateur qu’elle considère comme encourageant pour la consolidation de l’égalité des chances dans la sphère publique.

Au-delà du constat, les participantes entendent formuler des recommandations concrètes visant à renforcer le leadership féminin au sein des institutions parlementaires francophones. Les échanges portent notamment sur les stratégies permettant d’accroître l’influence des femmes dans les processus législatifs, les mécanismes de prévention des conflits et les politiques publiques en faveur du développement durable.

À travers cette rencontre, le Réseau des femmes parlementaires de la Francophonie réaffirme sa volonté de faire entendre la voix des femmes dans les grands débats internationaux. Une ambition qui traduit la conviction croissante selon laquelle la stabilité, la paix et la gouvernance démocratique ne peuvent être pleinement assurées sans une participation active et significative des femmes aux instances de décision.

Les conclusions des travaux devraient contribuer à nourrir les réflexions de la 51ᵉ Assemblée parlementaire de la Francophonie et à renforcer la coopération entre les parlements francophones autour des enjeux d’égalité, de paix et de développement.

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