Le Cameroun continue d’attirer l’intérêt des investisseurs étrangers désireux de prendre part au développement de son potentiel minier. Mardi à Yaoundé, le ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, le professeur FUH Calistus Gentry, a reçu une délégation de la société chinoise Hangzhou Xiaoshan International Visa Service Co., Ltd, venue explorer les opportunités de coopération dans le domaine minier et industriel.
Conduite par Raingou Ngouyap Herbert et Sadat Abdallah, la délégation a présenté les domaines dans lesquels elle souhaite développer un partenariat avec le Cameroun. Les discussions ont notamment porté sur la modernisation des travaux de recherche géologique, l’exploitation de ressources minérales stratégiques ainsi que l’introduction d’équipements et de technologies de dernière génération destinés à renforcer les capacités du secteur extractif national.
Au cours des échanges, les investisseurs ont manifesté un intérêt particulier pour certains minerais à fort potentiel économique, notamment le cuivre, l’or ainsi que plusieurs minéraux critiques dont la demande connaît une croissance soutenue sur les marchés internationaux.
Face à cet engouement, le membre du gouvernement a tenu à rappeler que toute initiative dans le secteur minier camerounais doit impérativement s’inscrire dans le strict respect du cadre juridique en vigueur. Il a insisté sur la nécessité pour les opérateurs étrangers de se conformer aux dispositions du Code minier et aux procédures administratives qui encadrent l’accès aux différents titres miniers.
S’agissant de l’exploitation industrielle, le ministre a détaillé les mécanismes d’accès aux permis de recherche, aux permis de petite mine ainsi qu’aux permis d’exploitation. Il a également mis l’accent sur l’importance du partenariat stratégique dans le processus d’attribution des titres miniers, soulignant que la participation d’entreprises minières de renommée internationale constitue un élément déterminant dans l’appréciation des projets soumis aux autorités compétentes.
Les échanges ont également abordé la question de l’artisanat minier. Les responsables chinois ont été informés des spécificités réglementaires qui gouvernent ce segment de l’activité extractive. Les autorités camerounaises ont notamment rappelé que certaines autorisations sont exclusivement réservées aux nationaux, tandis que les activités semi-mécanisées sont soumises à des exigences précises en matière de participation majoritaire du capital camerounais.
Concernant l’exploitation du cuivre, ressource qui suscite un intérêt particulier auprès des investisseurs, le gouvernement a encouragé une approche progressive fondée sur l’intensification des travaux de prospection et de recherche géologique. L’objectif est de mieux documenter le potentiel du sous-sol national avant d’envisager, le cas échéant, une phase d’exploitation industrielle à grande échelle.
À l’issue de la rencontre, les représentants de l’entreprise chinoise ont exprimé leur volonté de contribuer au développement du secteur minier camerounais à travers le transfert de technologies, le renforcement des capacités de recherche et la promotion de partenariats industriels durables.
Cette audience illustre la dynamique croissante de coopération entre le Cameroun et la Chine dans les secteurs des mines, de l’industrie et de l’innovation technologique. Une coopération que les deux parties entendent consolider afin de valoriser davantage les ressources naturelles du pays tout en favorisant un développement économique durable et créateur de valeur.

Une plume journalistique agréable à lire qui rend compte de la manière la plus fidèle et honnête des évènements quotidiens.
















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