La cérémonie, présidée par le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, traduit la volonté des pouvoirs publics d’intégrer les innovations médicales les plus récentes dans la lutte contre l’épidémie. Cette nouvelle approche préventive offre aux personnes exposées au risque d’infection une protection durable grâce à une injection administrée tous les deux mois.
Une réponse adaptée aux défis persistants
Malgré les progrès réalisés au cours des dernières années, le VIH demeure un enjeu important de santé publique au Cameroun. La baisse continue du taux de prévalence témoigne de l’efficacité des stratégies mises en œuvre, mais les nouvelles contaminations enregistrées chaque année rappellent la nécessité de maintenir les efforts.
Face à cette réalité, les autorités sanitaires entendent diversifier les moyens de prévention afin de mieux répondre aux attentes des populations les plus vulnérables. L’introduction du cabotégravir injectable vise notamment à réduire les contraintes liées à la prise quotidienne de médicaments préventifs, souvent source d’abandon ou d’irrégularité dans le suivi.

Une expérimentation ciblée
La phase pilote sera conduite dans des zones identifiées comme particulièrement exposées à la circulation du virus. La ville de Douala figure parmi les premiers sites retenus pour cette expérimentation, qui permettra d’évaluer les conditions de déploiement à plus grande échelle.
Les responsables du secteur de la santé soulignent toutefois que cette innovation ne remplace pas les autres mesures de prévention. Le recours au préservatif, le dépistage régulier et l’accompagnement médical demeurent des piliers essentiels de la riposte nationale contre le VIH.

Mobilisation collective autour d’un objectif commun
Au-delà de l’aspect médical, les autorités insistent sur la nécessité d’un travail de sensibilisation auprès des communautés. L’adhésion des bénéficiaires, la lutte contre la stigmatisation et l’accès à une information fiable apparaissent comme des conditions indispensables à la réussite de cette nouvelle stratégie.
Dans un contexte marqué par la réduction progressive de certains financements extérieurs consacrés à la lutte contre le Sida, le gouvernement camerounais entend concentrer ses ressources sur des interventions présentant un fort potentiel d’impact.

Avec l’introduction de la PrEP injectable, le Cameroun franchit ainsi une étape supplémentaire dans la modernisation de sa réponse au VIH et réaffirme son engagement à atteindre les objectifs fixés dans le cadre du Plan stratégique national 2024-2030, avec en ligne de mire la fin du VIH comme menace majeure de santé publique d’ici la fin de la décennie.

Une plume journalistique agréable à lire qui rend compte de la manière la plus fidèle et honnête des évènements quotidiens.
















Leave a Reply