Transport de l’électricité : le gouvernement met la pression pour accélérer le deuxième corridor énergétique

Le chantier du deuxième corridor d’évacuation de l’énergie électrique est entré dans une phase de suivi renforcé. En déplacement dans la région du Littoral, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a procédé à une évaluation approfondie de l’avancement des travaux de cette infrastructure majeure appelée à consolider le réseau électrique national.

Durant la première journée de sa mission, le membre du gouvernement, accompagné des responsables de la Société Nationale de Transport de l’Électricité (SONATREL), de l’Agence de Régulation du Secteur de l’Électricité (ARSEL), de la Société Camerounaise de Distribution de l’Électricité (SOCADEL), ainsi que des équipes techniques et des entreprises adjudicataires, a parcouru plusieurs sites stratégiques du projet.

La délégation a notamment inspecté les travaux en cours sur la ligne à haute tension reliant Nkolkoumou à Édéa-Béon, avant de se rendre sur différents postes électriques et tronçons du corridor. Ces visites ont permis d’apprécier l’évolution des ouvrages, d’évaluer les performances des entreprises mobilisées et d’identifier les obstacles susceptibles de ralentir la progression des travaux.

Au terme de cette tournée de terrain, une réunion de coordination s’est tenue à Douala avec l’ensemble des acteurs impliqués dans la réalisation du projet. L’objectif était d’harmoniser les calendriers d’exécution et de définir des échéances précises pour la livraison des différentes composantes de l’infrastructure.

Chaque entreprise a été invitée à présenter son niveau d’avancement, les contraintes rencontrées ainsi que les solutions envisagées pour respecter les délais. Cette concertation a débouché sur l’élaboration d’un planning d’exécution assorti d’engagements formels de la part des différents intervenants.

Face aux responsables des chantiers, le ministre de l’Eau et de l’Énergie a insisté sur le respect des délais et des normes techniques. Il a rappelé que la réussite du projet dépend de la capacité de chaque acteur à honorer ses engagements tout en garantissant la qualité des ouvrages réalisés.

Les conclusions de cette rencontre ont été consignées dans un procès-verbal signé par les administrations concernées, les organismes de régulation, les missions de contrôle et les entreprises exécutantes. Ce document constitue désormais la feuille de route officielle devant guider l’achèvement des travaux.

Pour les autorités, le deuxième corridor d’évacuation de l’énergie représente un investissement stratégique pour l’avenir du secteur électrique camerounais. L’infrastructure permettra d’augmenter les capacités de transport de l’électricité produite par les centrales du pays et d’améliorer la stabilité du Réseau Interconnecté Sud.

L’enjeu est particulièrement important pour les grands centres urbains et industriels, notamment Douala, où la demande énergétique continue de croître sous l’effet du développement économique. Une fois achevé, ce corridor devrait contribuer à sécuriser davantage l’alimentation électrique des ménages et des entreprises tout en accompagnant l’intégration des nouvelles capacités de production au réseau national.

La mission ministérielle se poursuit avec de nouvelles visites auprès d’industries et d’infrastructures énergétiques. Ces échanges permettront d’affiner l’évaluation des besoins en électricité des opérateurs économiques et de mesurer l’impact attendu de ce projet sur la compétitivité industrielle du Cameroun.

À travers ce suivi rapproché, le gouvernement entend accélérer la mise en service d’un équipement considéré comme l’un des piliers de la modernisation du système électrique national.

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