Le partenariat entre le Cameroun et la Banque mondiale dans le domaine du développement urbain franchit une nouvelle étape. Reçue ce mercredi 24 juin 2026 par le ministre de l’Habitat et du Développement urbain, une délégation de la Banque mondiale conduite par son Directeur de Division, Cheick Fantamady Kanté, a passé en revue les principaux projets urbains en cours, tout en traçant les perspectives d’avenir pour les grandes métropoles camerounaises.
Au centre des échanges figurait le bilan du Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (PDVIR), dont la phase opérationnelle arrive progressivement à son terme. Lancé il y a cinq ans, ce programme a permis de transformer durablement plusieurs espaces urbains à travers le pays. Des infrastructures essentielles ont été réalisées dans des quartiers longtemps confrontés à un déficit d’équipements, améliorant ainsi les conditions de vie de milliers de ménages. Les interventions ont concerné sept villes stratégiques : Yaoundé, Douala, Kumba, Maroua, Kousséri, Ngaoundéré et Batouri.
Au-delà des infrastructures, le projet a également contribué à renforcer la capacité des collectivités locales à faire face aux aléas climatiques et environnementaux. Dans un contexte marqué par la recrudescence des inondations et des mouvements de terrain dans plusieurs centres urbains, ces investissements apparaissent comme des leviers essentiels pour la sécurité des populations et la préservation des activités économiques.
Les discussions ont également porté sur le lancement du Projet Villes et Gestion Foncière Durable (PVGFD), appelé à prendre le relais du PDVIR. Les autorités camerounaises souhaitent accélérer les procédures administratives et techniques afin que les travaux démarrent rapidement sur le terrain. Ce nouveau programme ambitionne d’améliorer l’accès aux infrastructures urbaines et aux services de base, tout en modernisant la gestion foncière dans les villes de Yaoundé et Douala, confrontées à une urbanisation rapide et à une pression foncière croissante.
Pour le Cameroun, cette coopération avec la Banque mondiale représente un enjeu majeur. Alors que les villes concentrent une part de plus en plus importante de la population nationale, les défis liés à la mobilité, au logement, à l’assainissement et à la gestion des espaces urbains nécessitent des investissements considérables. L’accompagnement technique et financier de l’institution internationale permet ainsi au pays de disposer de ressources et d’expertises indispensables pour construire des villes plus inclusives, mieux planifiées et capables de répondre aux exigences du développement durable.
En réaffirmant son engagement auprès du gouvernement camerounais, la Banque mondiale confirme sa volonté d’accompagner la transformation urbaine du pays. Une dynamique qui pourrait contribuer, dans les années à venir, à améliorer significativement le cadre de vie des populations et à renforcer l’attractivité économique des grandes agglomérations camerounaises.

Une plume journalistique agréable à lire qui rend compte de la manière la plus fidèle et honnête des évènements quotidiens.
















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