Entrepreneuriat, artisanat et économie sociale : les indicateurs du MINPMEESA au vert en 2025

Le secteur des petites et moyennes entreprises continue de s’imposer comme l’un des principaux moteurs de la croissance économique au Cameroun. Les données publiées dans l’Annuaire statistique 2025 du Ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA) mettent en lumière une progression soutenue de l’activité entrepreneuriale, portée en grande partie par les jeunes et les acteurs de la transformation locale.

Selon le document, le pays compte désormais plus de 472 000 PME en activité, soit une augmentation de 6,5 % par rapport à l’année précédente. Cette évolution confirme la vitalité du tissu économique national, qui totalise aujourd’hui plus de 569 000 unités économiques formelles. En six ans, le nombre de PME recensées a connu une croissance remarquable, traduisant l’essor de l’initiative privée et l’élargissement de la base productive nationale.

L’un des enseignements majeurs de cette édition est la place grandissante de la jeunesse dans la création d’entreprises. Les promoteurs âgés de moins de 35 ans sont à l’origine de 42 % des PME créées en 2025, contre un peu plus de 36 % en 2019. Cette progression témoigne d’un intérêt croissant des jeunes pour l’entrepreneuriat, considéré de plus en plus comme une voie d’insertion professionnelle et de création de richesse.

Les statistiques révèlent également une participation féminine en constante évolution. Les femmes représentent désormais un tiers des créateurs de PME, signe d’une implication accrue dans les activités économiques et productives. Cette dynamique contribue à renforcer l’inclusion économique et la diversification des profils entrepreneuriaux à l’échelle nationale.

Au-delà de la croissance du nombre d’entreprises, le MINPMEESA observe une mutation progressive de la structure productive. De plus en plus de PME investissent dans les activités de transformation et de production manufacturière, en cohérence avec la stratégie gouvernementale visant à promouvoir la transformation locale des matières premières. Les secteurs du bois, de l’agro-industrie, du textile, du cuir et de la valorisation des produits locaux figurent parmi les filières les plus concernées par cette évolution.

Cette orientation est perçue comme un levier essentiel pour réduire la dépendance du pays aux importations, accroître la valeur ajoutée produite localement et renforcer les capacités d’exportation. Les autorités ambitionnent notamment d’augmenter significativement la contribution de l’industrie manufacturière à l’économie nationale d’ici à 2030.

L’économie sociale et l’artisanat participent également à cette dynamique. Des dizaines de milliers d’unités de production artisanale et d’organisations de l’économie sociale sont aujourd’hui recensées sur l’ensemble du territoire, contribuant à l’emploi, à l’inclusion économique et au développement local. Ensemble, les nouvelles entreprises, organisations et unités artisanales créées au cours de l’année écoulée devraient générer près de 90 000 emplois prévisionnels.

Pour le MINPMEESA, ces résultats traduisent la résilience de l’économie camerounaise dans un environnement international marqué par de multiples incertitudes. Ils illustrent surtout les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la politique de promotion de l’entrepreneuriat, de l’économie sociale et de l’artisanat, considérés comme des piliers essentiels de l’industrialisation et de la transformation structurelle du Cameroun à l’horizon 2030.

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