Edito : L’école! pourquoi l’école? pour qui l’école? comment l’école?

Il arrive à l’honnête citoyen au terme d’une année scolaire, de se poser ces questions. Généralement, ce genre de questionnement naît d’une anxiété, voire, d’un découragement quand sonne l’heure des bilans. Et ceux-ci, s’effectuent soit pour ponctuer les césures d’un cycle d’enseignement, soit quand, un cycle bouché, il se présente à l’impétrant, d’énormes difficultés d’insertion dans le monde des débouchés.

Bientôt, une année scolaire se terminera en effervescence dans un tournoi intellectuel catégoriel : c’est la période dite des examens. On évalue puis l’on sanctionne. Ce sera, enfin, le moment de prendre un peu de repos. Qui pense qu’il se repose ? L’enseignant doit, au cours de ce temps de battement, s’interroger sur sa compétence, l’efficacité de l’enseignement qu’il dispense.

Prépare-t-il réellement le néophyte à entrer dans la vie active d’une ère dite moderne ? L’enfant, écolier ou étudiant doit, pendant les vacances, refaire mentalement le chemin parcouru durant neuf mois d’initiation à la connaissance. S’est-il réellement comporté en passionné du savoir pour être apte à gérer son avenir ? Le parent, quand -il y en a un, s’est-il acquitté ans les meilleures formes, de son rôle de principal responsable du devenir de sa progéniture ?

L’Etat, quand il est conscient de son état de moteur des destins individuels de ses citoyens, a-t-il fait ce qu’il fallait, tout ce qu’il fallait, pour impulser, soutenir, accompagner, encadrer les apprenants ? En réalité, les vacances ne le sont que des noms. Elles sont un ingrédient psychologique pour permettre à des gens mobilisés autour d’une contrainte, de souffler un peu seulement : l’école continue pour tout le monde, mais sans contrainte temporelle.

Depuis l’indépendance, l’école, au Cameroun s’est logée à la tête des préoccupations du gouvernement de l’Etat ; du gouvernement de nos collectivités locales,du gouvernement de nos familles. L’école a produit une humanité de diplômés dont, en 2026, nous ne savons plus quoi faire dès lors que nous n’avons pas d’emplois rémunérateurs pour eux.

Face à la crise, née de la « diversion » financière occidentale, et qui fera chanceler notre devenir, il nous semble que le moment est arrivé de parler « sérieusement » de l’école. Les prochaines « vacances » ne peuvent telles pas servir à cela!? Notre journal va s’employer à le faire.

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