Il arrive à l’honnête citoyen au terme d’une année scolaire, de se poser ces questions. Généralement, ce genre de questionnement naît d’une anxiété, voire, d’un découragement quand sonne l’heure des bilans. Et ceux-ci, s’effectuent soit pour ponctuer les césures d’un cycle d’enseignement, soit quand, un cycle bouché, il se présente à l’impétrant, d’énormes difficultés d’insertion dans le monde des débouchés.
Bientôt, une année scolaire se terminera en effervescence dans un tournoi intellectuel catégoriel : c’est la période dite des examens. On évalue puis l’on sanctionne. Ce sera, enfin, le moment de prendre un peu de repos. Qui pense qu’il se repose ? L’enseignant doit, au cours de ce temps de battement, s’interroger sur sa compétence, l’efficacité de l’enseignement qu’il dispense.
Prépare-t-il réellement le néophyte à entrer dans la vie active d’une ère dite moderne ? L’enfant, écolier ou étudiant doit, pendant les vacances, refaire mentalement le chemin parcouru durant neuf mois d’initiation à la connaissance. S’est-il réellement comporté en passionné du savoir pour être apte à gérer son avenir ? Le parent, quand -il y en a un, s’est-il acquitté ans les meilleures formes, de son rôle de principal responsable du devenir de sa progéniture ?
L’Etat, quand il est conscient de son état de moteur des destins individuels de ses citoyens, a-t-il fait ce qu’il fallait, tout ce qu’il fallait, pour impulser, soutenir, accompagner, encadrer les apprenants ? En réalité, les vacances ne le sont que des noms. Elles sont un ingrédient psychologique pour permettre à des gens mobilisés autour d’une contrainte, de souffler un peu seulement : l’école continue pour tout le monde, mais sans contrainte temporelle.
Depuis l’indépendance, l’école, au Cameroun s’est logée à la tête des préoccupations du gouvernement de l’Etat ; du gouvernement de nos collectivités locales,du gouvernement de nos familles. L’école a produit une humanité de diplômés dont, en 2026, nous ne savons plus quoi faire dès lors que nous n’avons pas d’emplois rémunérateurs pour eux.
Face à la crise, née de la « diversion » financière occidentale, et qui fera chanceler notre devenir, il nous semble que le moment est arrivé de parler « sérieusement » de l’école. Les prochaines « vacances » ne peuvent telles pas servir à cela!? Notre journal va s’employer à le faire.

Victor Bosco Kelbakal dirige la publication de L’œil Républicain avec la rigueur qu’impose le traitement de l’actualité institutionnelle et sociale. Journaliste d’investigation reconnu pour son analyse factuelle des enjeux publics, il coordonne une ligne éditoriale centrée sur l’éthique et la transparence. Son expertise garantit une information sourcée au service du débat démocratique. Sous son impulsion, le titre s’impose comme une référence majeure de la presse écrite nationale.






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