Le développement des technologies numériques s’impose progressivement comme un outil majeur de transformation des systèmes électriques. Au Cameroun, cette perspective était au centre d’une audience accordée, ce lundi 19 octobre 2026, par le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, à une délégation du groupe Huawei, venue présenter son expertise et des solutions susceptibles d’accompagner la modernisation du secteur électrique national.
Conduite par Sun Fuyou, vice-président de Huawei et directeur général de la division chargée de la numérisation du secteur électrique, la délégation comprenait également Olylia Wang Lei, présidente-directrice générale de Huawei Cameroun. Les échanges ont principalement porté sur les possibilités offertes par les outils numériques pour améliorer le fonctionnement des infrastructures électriques, optimiser les opérations des acteurs du secteur et contribuer à l’évolution des modes de production et de consommation de l’énergie.
Au cours de cette rencontre, les représentants de Huawei ont exposé les activités de leur division spécialisée dans la transformation numérique des systèmes électriques. L’approche présentée repose notamment sur l’analyse des besoins des opérateurs afin de proposer des solutions adaptées aux différentes étapes de la chaîne électrique, depuis la production jusqu’à la distribution, en passant par le transport de l’énergie.
L’enjeu consiste à tirer parti des innovations technologiques pour accompagner les mutations d’un secteur confronté à des exigences croissantes en matière de disponibilité de l’électricité, de performance des infrastructures et d’amélioration de la qualité du service. La numérisation peut notamment faciliter le suivi des installations, l’exploitation des données et la gestion des réseaux, tout en contribuant à une meilleure coordination des opérations. Leur mise en œuvre suppose toutefois une adaptation aux réalités techniques, économiques et infrastructurelles du contexte camerounais.
Pour illustrer les possibilités offertes par ces innovations, Huawei a également partagé des expériences internationales, notamment celles de la Chine et de l’Allemagne. Le modèle chinois a été évoqué à travers le développement des énergies renouvelables et les infrastructures nécessaires à leur intégration dans les réseaux électriques. La progression de ces sources d’énergie soulève en effet des défis liés à leur raccordement, à la gestion de leur production et à l’équilibre entre l’offre et la demande.
L’expérience allemande a, pour sa part, permis d’aborder les transformations engagées dans le cadre de la transition énergétique. La diversification des sources d’approvisionnement et l’évolution des habitudes de consommation imposent de nouvelles exigences aux gestionnaires de réseaux. Dans ce contexte, les solutions numériques peuvent contribuer à améliorer la supervision des installations et à faciliter l’intégration de différentes sources de production.
Au-delà des performances techniques des réseaux, les échanges ont également porté sur la lutte contre la précarité énergétique et les possibilités d’élargir l’accès à l’électricité. La production solaire décentralisée a notamment été présentée comme une piste permettant aux ménages et à certains consommateurs de produire une partie de l’énergie dont ils ont besoin. Cette approche peut compléter les dispositifs classiques d’approvisionnement, particulièrement dans les zones où l’accès aux infrastructures électriques demeure un défi.
Le recours à des installations solaires individuelles ou collectives offre ainsi des perspectives de diversification des solutions énergétiques. Son développement reste néanmoins tributaire de plusieurs facteurs, notamment le coût des équipements, les capacités de stockage, la maintenance des installations et les modalités d’intégration au système électrique existant.
À l’issue de la présentation, Gaston Eloundou Essomba a exprimé sa reconnaissance à Sun Fuyou et à l’ensemble de la délégation pour les échanges engagés. Le ministre a relevé la concordance des propositions présentées avec les orientations de la politique énergétique nationale, ouvrant ainsi la voie à une réflexion sur les apports potentiels de ces technologies au développement du secteur.
Cette audience intervient dans un contexte où la modernisation des infrastructures et l’amélioration de l’accès à l’électricité constituent des enjeux importants pour le développement économique et social du Cameroun. L’intégration des technologies numériques pourrait contribuer à renforcer les capacités de gestion du système électrique, à accompagner la diversification du bouquet énergétique et à améliorer les services rendus aux consommateurs.
Si aucune mesure concrète de mise en œuvre ni aucun calendrier d’exécution n’ont été précisés dans les éléments communiqués à l’issue de la rencontre, les échanges avec Huawei témoignent de l’intérêt porté aux innovations technologiques susceptibles d’accompagner la transformation du secteur. Le principal enjeu sera désormais de traduire les pistes évoquées en solutions adaptées aux besoins nationaux, en tenant compte des priorités du gouvernement, des capacités des opérateurs et des contraintes propres au réseau électrique camerounais.

Une plume journalistique agréable à lire qui rend compte de la manière la plus fidèle et honnête des évènements quotidiens.
















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