La modernisation de la gouvernance des institutions publiques passe également par le renforcement des compétences de leurs responsables. C’est dans cette perspective que l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (ARSEL) a organisé, du 4 au 9 octobre 2026, un séminaire de formation consacré au développement des capacités managériales de ses cadres. La rencontre s’est tenue au Bengo Hôtel d’Ebolowa, avec pour ambition d’améliorer les pratiques de gestion et de consolider l’efficacité du fonctionnement interne de l’institution.
Pendant six jours, les responsables de l’ARSEL ont été outillés sur plusieurs aspects essentiels du management moderne. Dispensée par les experts de l’Institut supérieur de management public (ISMP), cette formation a notamment porté sur le leadership, la communication professionnelle, la motivation des collaborateurs et la gestion des conflits en milieu de travail. L’objectif était de permettre aux participants de mieux appréhender les exigences liées à leurs fonctions d’encadrement et de disposer de méthodes adaptées aux réalités de leurs équipes.
Au-delà de l’acquisition de connaissances théoriques, l’atelier a privilégié une approche participative fondée sur des exposés, des études de cas, des exercices pratiques et des échanges d’expériences. Cette démarche a permis aux responsables de confronter leurs pratiques professionnelles aux principes du management contemporain, tout en identifiant des solutions applicables dans leur environnement de travail.
Les enseignements ont également mis l’accent sur les différents styles de leadership, notamment les approches transformationnelle et situationnelle. Ces méthodes permettent aux managers d’adapter leur conduite aux besoins de leurs collaborateurs, aux objectifs poursuivis et aux circonstances rencontrées. Dans une organisation publique, cette capacité d’adaptation constitue un levier important pour améliorer la coordination des activités, accompagner les changements et mobiliser les équipes autour de résultats communs.
La communication interne a occupé une place importante dans les travaux. Les participants ont notamment abordé les techniques de retour d’information, communément désignées par le terme anglais feedback, ainsi que les mécanismes susceptibles de favoriser l’engagement professionnel. Une communication claire et constructive permet en effet de mieux définir les attentes, de corriger les insuffisances et de valoriser les contributions individuelles. Elle peut également contribuer à instaurer un climat de confiance entre les responsables et leurs collaborateurs.
La gestion des conflits a constitué un autre axe majeur de cette formation. Les divergences de points de vue et les difficultés relationnelles peuvent affecter la cohésion des équipes lorsqu’elles ne sont pas prises en charge de manière appropriée. La maîtrise des techniques de prévention et de résolution des différends apparaît ainsi indispensable pour préserver un environnement de travail serein, faciliter la collaboration et limiter les conséquences des tensions sur la réalisation des missions institutionnelles.
Pour l’ARSEL, cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de développement du capital humain. En investissant dans les compétences de ses responsables, l’organisme entend renforcer sa capacité à mobiliser ses ressources, à améliorer l’organisation du travail et à promouvoir une culture professionnelle fondée sur la responsabilité, le dialogue et la recherche de résultats. Cette orientation revêt une importance particulière pour une institution chargée de la régulation du secteur de l’électricité, domaine stratégique pour le développement économique et social du Cameroun.
À la clôture des travaux, les participants ont salué la pertinence des enseignements dispensés et formulé des recommandations visant à assurer la continuité de cette démarche. Ils ont notamment souhaité que ces formations soient régulièrement organisées et progressivement étendues à l’ensemble du personnel. Une telle perspective permettrait d’harmoniser les pratiques managériales au sein de l’agence et de faire du développement des compétences une dynamique collective, plutôt qu’une initiative limitée aux seuls responsables.
La pérennisation de ce type de programme pourrait également favoriser une meilleure appropriation des outils acquis pendant le séminaire. En effet, l’efficacité d’une formation managériale se mesure autant à la qualité des enseignements reçus qu’à leur application concrète dans les activités quotidiennes. Le suivi des pratiques, l’évaluation des résultats et le partage d’expériences entre les services constitueraient, à cet égard, des moyens de consolider les acquis.
À travers cette rencontre organisée à Ebolowa, l’ARSEL réaffirme ainsi l’importance qu’elle accorde à la valorisation de ses ressources humaines et à l’amélioration de son fonctionnement institutionnel. L’enjeu sera désormais de traduire les compétences développées en changements observables dans la gestion des équipes, la qualité de la collaboration et l’efficacité des services. Une évolution qui pourrait contribuer à renforcer durablement la performance de l’agence et sa capacité à répondre aux exigences de ses missions de régulation.

Une plume journalistique agréable à lire qui rend compte de la manière la plus fidèle et honnête des évènements quotidiens.
















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