Douala : les douanes et la marine renforcent la surveillance des eaux

La lutte contre les trafics illicites prend une nouvelle dimension sur le littoral camerounais. À Douala, les services des Douanes et la Marine nationale ont engagé une démarche de coordination destinée à mieux sécuriser le plan d’eau et à renforcer les opérations de contrôle dans les espaces maritimes et fluviaux.

C’est dans cette perspective qu’une séance de travail s’est tenue lundi 28 septembre 2026 à la Base navale de Douala. La rencontre réunissait notamment le coordonnateur de la Zone I de l’opération HALCOMI IV (Halte au Commerce illicite), Elvis Manga, le chef des opérations, le capitaine Lawin Meka, ainsi que l’officier de liaison Marine, le capitaine Ardant Epoh Mbappe. Les responsables douaniers ont échangé avec le commandement de la Base navale autour des modalités pratiques d’une surveillance coordonnée des eaux de Douala.

Une coopération axée sur les opérations de terrain

Au-delà des échanges institutionnels, cette réunion vise surtout à préparer une meilleure articulation des interventions. Il est question de faciliter la circulation de l’information, de coordonner les sorties sur le plan d’eau et de permettre aux équipes engagées dans la lutte contre la fraude de bénéficier, lorsque cela est nécessaire, de l’appui des forces navales.

Le commandement de la Base navale de Douala a fait part de sa disponibilité à accompagner cette dynamique. Cet engagement s’inscrit dans le cadre de la coopération établie entre le ministère des Finances et le ministère de la Défense, notamment à travers la convention signée le 11 août 2015 à Yaoundé.

Ce dispositif avait notamment pour vocation de faciliter l’intervention des personnels des Douanes dans les espaces maritimes, fluviaux et lacustres du pays. Il permet ainsi d’organiser une complémentarité entre les compétences douanières en matière de contrôle des marchandises et les capacités opérationnelles de la Marine nationale.

Un dispositif contre plusieurs formes de trafic

Sur les eaux camerounaises, les enjeux ne se limitent pas à la surveillance des embarcations. La coopération entre les deux administrations doit également contribuer à lutter contre la contrebande, le commerce illicite, la fraude douanière et certaines formes de criminalité organisée susceptibles d’exploiter les voies maritimes et fluviales.

Pour les Douanes, la présence sur le plan d’eau constitue donc un prolongement des opérations menées sur les axes terrestres et dans les zones portuaires. L’appui de la Marine peut, de son côté, faciliter la sécurisation des interventions et l’accès à certaines zones difficiles à contrôler par les seuls moyens douaniers.

Cette approche repose ainsi sur la mutualisation des moyens et des compétences, avec pour objectif de rendre les opérations de contrôle plus coordonnées et plus efficaces.

La prochaine étape annoncée dans le Sud-Ouest

La dynamique engagée à Douala doit désormais s’étendre à d’autres secteurs de la façade maritime camerounaise. Les responsables de la Zone I de HALCOMI IV prévoient notamment de poursuivre les concertations dans la région du Sud-Ouest.

Des séances de travail sont annoncées avec le commandement de la Base navale de Limbé, la Compagnie spéciale de protection de la SONARA (CSPS) et la Compagnie des Palmeurs de Combat (COPALCO).

Ces consultations devraient permettre de préciser les modalités des futures opérations conjointes et d’adapter le dispositif aux réalités de chaque zone. À travers cette démarche, les administrations concernées entendent renforcer la surveillance des espaces maritimes et améliorer leur capacité à détecter et combattre les circuits de commerce illicite qui empruntent les eaux camerounaises.

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