Le Service central de recherches judiciaires (SCRJ) a mis fin aux activités présumées d’un groupe criminel spécialisé dans les agressions de passagers et les violences sexuelles dans la ville de Yaoundé. Trois jeunes hommes, soupçonnés d’avoir multiplié les attaques contre des usagers, principalement des femmes, ont été interpellés à l’issue d’une enquête ouverte à la suite d’une plainte déposée pour vol aggravé et viol.
L’affaire remonte au 24 juillet 2026 lorsque les enquêteurs sont saisis d’une dénonciation faisant état d’une agression particulièrement violente. Les investigations menées par les éléments du SCRJ ont permis d’identifier puis d’appréhender Atangana Fidèle Éric, âgé de 25 ans, ainsi que Takam Tchujing Miguel et Paguem Djiometio Anelka Maldini, tous deux âgés de 20 ans. Lors de leur arrestation, les suspects ont été retrouvés en possession d’une motocyclette et d’une arme blanche de type poignard.
Un mode opératoire bien rodé
Selon les informations recueillies au cours de l’enquête, les mis en cause auraient développé une méthode particulièrement élaborée pour attirer leurs victimes. Les suspects se positionnaient dans des carrefours fréquentés et repéraient des personnes en quête d’un moyen de transport, avec une préférence marquée pour les femmes voyageant seules.
Après avoir convaincu une victime de monter à bord d’une moto, un second membre du groupe rejoignait le véhicule sous prétexte d’effectuer le même trajet. La victime se retrouvait alors coincée entre les deux individus. Une fois éloignés des zones animées, les agresseurs changeaient brusquement d’itinéraire et conduisaient leur cible vers des endroits isolés, à l’abri des regards.
Les enquêteurs indiquent que ces lieux variaient selon les circonstances : bâtiments abandonnés, broussailles, établissements scolaires déserts ou autres espaces peu fréquentés. Les victimes y étaient dépouillées de leurs biens sous la menace d’armes blanches avant d’être, dans certains cas, soumises à des violences sexuelles.
Le témoignage à l’origine de l’enquête
L’une des affaires attribuées au groupe se serait produite dans la nuit du 12 juillet 2026. De retour de son lieu de travail aux environs de 3 heures du matin, une femme aurait emprunté une moto en direction du quartier Nkolbisson. Sans se douter du piège qui lui était tendu, elle aurait accepté la présence d’un second passager présenté comme un usager effectuant le même trajet.
Le parcours initialement convenu aurait rapidement été abandonné au profit d’un itinéraire menant vers une école désaffectée. Sur place, la victime aurait été dépossédée de son téléphone portable, d’une somme d’argent et de plusieurs effets personnels avant de subir des sévices sexuels perpétrés par certains membres du groupe.
C’est à la suite de cette agression que la victime a saisi les autorités compétentes, déclenchant une enquête qui aboutira quelques jours plus tard à l’identification des présumés auteurs.
Les suspects devant la justice
À l’issue de leur garde à vue et des procédures d’enquête, les trois jeunes hommes ont été déférés devant le parquet compétent. Ils devront répondre devant la justice des faits qui leur sont reprochés, notamment ceux liés au vol aggravé, à l’association de malfaiteurs et aux violences sexuelles.
Cette opération du SCRJ intervient dans un contexte où les forces de sécurité multiplient les actions contre les réseaux criminels opérant dans la capitale. Les autorités invitent par ailleurs les usagers, en particulier les personnes circulant seules à des heures tardives, à redoubler de vigilance lors de l’utilisation des motos-taxis et à signaler tout comportement suspect aux services compétents.

Une plume journalistique agréable à lire qui rend compte de la manière la plus fidèle et honnête des évènements quotidiens.















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