Le Fonds de Développement des Pêches Maritimes (CDPM) entend accélérer la mise en œuvre de ses programmes structurants afin d’accroître la production halieutique nationale et de contribuer davantage à la sécurité alimentaire du Cameroun. Réunis à l’occasion de leur 70e session ordinaire, les administrateurs de l’institution ont validé les comptes de gestion et réaffirmé leur volonté d’intensifier les actions en faveur du développement de l’aquaculture et de la modernisation de la filière pêche.
Présidée par le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, cette session du Conseil d’administration a été consacrée à l’examen des performances financières du CDPM ainsi qu’à l’évaluation de plusieurs projets en cours d’exécution. Les travaux ont permis de dresser un état des lieux de la gestion de l’établissement tout en identifiant les priorités destinées à consolider les acquis enregistrés ces dernières années.
À l’issue des échanges, les membres du Conseil ont donné leur quitus aux responsables de l’institution après avoir examiné les documents financiers soumis à leur appréciation. Les comptes administratifs et de gestion ont été jugés conformes aux exigences de transparence et de bonne gouvernance qui encadrent le fonctionnement des établissements publics.
Pour les administrateurs, cette validation constitue un signal positif quant à la rigueur observée dans la conduite des affaires du CDPM. Elle ouvre également la voie à la signature des documents financiers y afférents et conforte les orientations stratégiques engagées par l’institution pour accompagner la transformation du secteur halieutique.
Des programmes structurants en pleine progression
Au-delà des questions financières, les discussions ont largement porté sur l’avancement des projets destinés à améliorer l’offre alimentaire et à renforcer la compétitivité de la filière pêche. Les administrateurs ont notamment salué les résultats obtenus dans le cadre du Programme d’urgence de lutte contre la crise alimentaire (PULLCA), financé par la Banque mondiale.
Ce programme, mis en œuvre par le CDPM, vise à soutenir les acteurs du secteur tout en augmentant la disponibilité des produits halieutiques sur le marché national. Les progrès enregistrés ont été jugés encourageants par les membres du Conseil, qui y voient un levier important pour réduire la dépendance du pays aux importations de poisson.
L’évaluation a également porté sur le Projet d’Investissement et de Sécurité Alimentaire à travers l’Aquaculture et les Halieutiques (PISAAH). Ce programme prévoit notamment la construction d’infrastructures commerciales dédiées à la vente du poisson ainsi que la mise à disposition d’équipements destinés aux producteurs et aux commerçants de la filière.
Ces investissements devraient contribuer à améliorer les conditions de conservation et de commercialisation des produits de pêche, tout en augmentant les revenus des acteurs du secteur.
L’aquaculture au cœur de la stratégie du CDPM
Face à une demande nationale en constante augmentation, le développement de l’aquaculture apparaît aujourd’hui comme l’une des principales réponses aux défis de la sécurité alimentaire. Le Conseil d’administration a ainsi mis en avant les efforts engagés par le CDPM pour stimuler la production piscicole à travers l’accompagnement technique des producteurs.
Distribution d’équipements, encadrement des exploitants, formations spécialisées et renforcement des capacités figurent parmi les actions mises en œuvre pour professionnaliser davantage les activités aquacoles. L’objectif est de favoriser l’émergence d’exploitations plus performantes capables d’accroître durablement l’offre de poisson sur le marché local.
Les administrateurs ont estimé que ces initiatives contribuent non seulement à la création d’emplois, mais également à l’amélioration des revenus des populations impliquées dans la chaîne de valeur halieutique.
« Fish 237 » gagne du terrain
Parmi les sujets ayant retenu l’attention des participants figure également la montée en puissance de la marque « Fish 237 ». Lancée pour promouvoir la consommation du poisson produit localement, cette initiative continue de renforcer sa présence dans plusieurs grandes villes du pays.
Les responsables du CDPM considèrent cette évolution comme un indicateur encourageant de la progression de l’aquaculture nationale et de l’adhésion croissante des consommateurs aux produits issus de la production locale. Cette dynamique s’inscrit dans la volonté des pouvoirs publics de valoriser les ressources nationales tout en réduisant la facture des importations.
Une ambition affirmée pour la souveraineté alimentaire
Au terme de cette 70e session ordinaire, le Conseil d’administration a réitéré son engagement à soutenir les programmes capables d’augmenter la production nationale de poisson et de renforcer la résilience alimentaire du pays.
Pour les responsables du CDPM, le développement durable de la pêche et de l’aquaculture représente un enjeu majeur pour le Cameroun. Au-delà de l’approvisionnement des populations en protéines animales, le secteur constitue un important gisement d’emplois et de richesses pour l’économie nationale.
À travers la poursuite des projets en cours et le déploiement de nouvelles initiatives, le CDPM entend ainsi consolider son rôle d’acteur clé de la modernisation de la filière halieutique, avec pour ambition de faire de l’aquaculture un véritable moteur de croissance et de sécurité alimentaire au Cameroun.

Une plume journalistique agréable à lire qui rend compte de la manière la plus fidèle et honnête des évènements quotidiens.













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