Hydroélectricité : les projets de Manjo et Bafang entrent dans une phase décisive

Le développement des infrastructures énergétiques se poursuit au Cameroun avec une avancée significative dans les projets de petites centrales hydroélectriques prévus à Manjo, dans le département du Moungo, et à Bafang, dans le Haut-Nkam. Une mission conjointe de l’Agence de Régulation du Secteur de l’Électricité (ARSEL) et du Ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE) a effectué, le 20 juillet 2026, une descente sur les différents sites retenus pour accueillir ces futures installations.

Cette étape marque un tournant important dans le processus de mise en œuvre de ces ouvrages destinés à renforcer l’offre énergétique nationale. Les équipes techniques, accompagnées des autorités administratives, des responsables municipaux ainsi que des représentants des populations locales, ont procédé à une première évaluation de terrain afin de mieux cerner les réalités physiques et environnementales des zones concernées.

L’objectif de cette opération est de préparer la prochaine phase du projet, qui verra les entreprises présélectionnées effectuer à leur tour des visites approfondies des sites. Ces descentes permettront aux candidats de collecter les informations nécessaires à l’élaboration de propositions techniques et financières adaptées aux spécificités de chaque localité.

Selon les responsables du projet, cette démarche vise à garantir une parfaite connaissance des contraintes et des potentialités des sites avant le choix définitif des opérateurs chargés de conduire les travaux. Elle s’inscrit également dans une logique de transparence et d’équité dans la procédure de sélection.

Au-delà de l’aspect technique, les futures centrales de Manjo et de Bafang s’inscrivent dans la stratégie nationale de promotion des énergies renouvelables et d’amélioration de l’accès à l’électricité. Leur réalisation devrait contribuer à sécuriser l’approvisionnement énergétique dans plusieurs bassins de consommation tout en favorisant le développement économique local.

À travers ces initiatives, les pouvoirs publics entendent accélérer la diversification du mix énergétique camerounais et répondre aux besoins croissants des populations et des activités productives en énergie propre et durable. Les prochaines étapes du processus devraient permettre de préciser davantage les contours techniques et financiers de ces projets appelés à jouer un rôle important dans le paysage énergétique national.

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *