Le cinéaste Basseck Ba Kobhio a été conduit vers sa dernière demeure le samedi 27 juin 2026. L’artiste a définitivement tiré sa révérence, après une vie pleine au service du 7e art. Sociologue, écrivain, cinéaste, producteur, politologue et philosophe, l’une des plus belles étoiles de la Sanaga-Maritime s’en est allée.
Basseck Ba Kobhio est décédé à Yaoundé le 12 mai 2026. Il a été inhumé ce samedi 27 juin 2026 à Nindjé, par Ndom, sur les terres de ses ancêtres. C’est en effet là que le jeune homme est né en 1957, et c’est à l’âge de 69 ans qu’il est retourné à la poussière.
Des honneurs lui ont été rendus, lui qui a tant œuvré pour le rayonnement du Cameroun à l’international. Basseck était la mémoire même du cinéma camerounais. Lors de ses obsèques, sa famille était entourée de membres du gouvernement pour accompagner le créateur des Écrans Noirs vers sa dernière demeure. Trois ministres étaient présents : le ministre des Arts et de la Culture, Pierre Ismaël Bidoung Kpwat, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, ainsi que le ministre délégué auprès du ministre de la Justice, Jean de Dieu Momo. Plusieurs acteurs de la culture camerounaise étaient également aux côtés de leur confrère pour un ultime hommage.
L’écrivain avait démarré sa carrière dans la littérature, un domaine où il a publié trois œuvres majeures :
- 1984 : Les Eaux qui débordent (nouvelles)
- 1986 : Cameroun, la fin des maquis ? : presse, livre et « Ouverture démocratique »
- 1991 : Sango Malo : le maître du canton
Basseck était un pionnier, sinon un génie de l’art, et plus particulièrement du 7e art. Il a positionné le cinéma camerounais sur un piédestal que peu parviennent à atteindre aujourd’hui. À son actif, quatre films, ou plutôt quatre chefs-d’œuvre, issus de son esprit brillant :
- 1991 : Sango Malo
- 1994 : Le Grand Blanc de Lambaréné
- 2003 : Le Silence de la Forêt
- 2018 : Gouverneurs de la rosée
En 1997, il crée le festival « Écrans Noirs », une plateforme à laquelle il s’est consacré corps et âme pour la promotion du cinéma africain.
Frida Nolla

Victor Bosco Kelbakal dirige la publication de L’œil Républicain avec la rigueur qu’impose le traitement de l’actualité institutionnelle et sociale. Journaliste d’investigation reconnu pour son analyse factuelle des enjeux publics, il coordonne une ligne éditoriale centrée sur l’éthique et la transparence. Son expertise garantit une information sourcée au service du débat démocratique. Sous son impulsion, le titre s’impose comme une référence majeure de la presse écrite nationale.











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