La 23e édition de la Coupe du Monde sourit décidément à l’Afrique. Au coup d’envoi de la compétition, 10 pays africains étaient engagés. Après la phase de groupes, 9 d’entre eux ont réussi l’exploit de se hisser en 16es de finale.
C’est un moment historique pour le continent africain, qui fait sensation sur le sol américain en déjouant tous les pronostics. Si certains n’auraient pas parié sur l’Afrique, d’autres y croyaient dur comme fer, à commencer par les nations engagées. Sur les 10 ambassadeurs que sont le Ghana, le Maroc, l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, l’Algérie, le Sénégal, la RD Congo et le Cap-Vert, seule la Tunisie a plié bagage, après une prestation peu satisfaisante et une élimination précoce dès la phase de groupes.
Des qualifications d’une rare efficacité
Cinq des pays africains qualifiés ont dû batailler dur, d’autant plus que terminer leader était une tâche particulièrement ardue. L’Afrique du Sud, l’Égypte, le Maroc, le Cap-Vert et la Côte d’Ivoire ont ainsi terminé deuxièmes de leurs groupes respectifs. Ce sont désormais des équipes à craindre, notamment en raison de leur efficacité devant le but.
Par ailleurs, le nouveau format élargi qui repêche les 8 meilleurs troisièmes a permis à quatre autres nations du continent de rejoindre les 16es de finale. L’Algérie, le Sénégal, le Ghana et la RD Congo se sont accrochés pour décrocher leur ticket. Des qualifications qui sont loin d’être anecdotiques, puisque de nombreuses autres grandes nations n’ont pas eu cette chance.
L’Afrique a son mot à dire
L’expérience a souvent montré que les équipes qui connaissent une phase de groupes difficile sont les plus dangereuses lors des matches à élimination directe. Parmi les 9 qualifiés africains, plusieurs affichent ce profil. Le Sénégal, champion d’Afrique en titre, a puisé dans ses réserves pour s’en sortir. Lors de leur dernier match de poule, on a vu des Lions de la Teranga enragés ; cette envie risque fort de faire bouger les lignes, d’autant plus que les hommes de Pape Thiaw ont fait le plein de confiance.
La RD Congo, véritable rouleau compresseur, avance quant à elle timidement mais avec une redoutable efficacité. Les Léopards progressent furtivement et s’annoncent très dangereux. C’est une équipe difficile à manœuvrer, solide et revancharde. Chancel Mbemba et son groupe affichent une solidité défensive particulièrement difficile à briser.
De son côté, le Ghana affiche une sérénité nouvelle depuis le début du tournoi. Absente de la dernière CAN au Maroc, cette équipe a minutieusement préparé son Mondial, et son football champagne en est la preuve. Leurs prochains adversaires auront du fil à retordre. L’Algérie, quant à elle, brille par sa démonstration collective, sa fluidité et sa prestance, finissant toujours par obtenir ce qu’elle veut.
Voilà ce qui attend les adversaires de ces 9 représentants africains. L’Afrique n’est pas venue pour faire de la figuration, mais bien pour créer la surprise. Et le projet est en bonne voie.
La phase des 16es de finale se déroulera du 28 juin au 4 juillet 2026.
Frida Nolla

Victor Bosco Kelbakal dirige la publication de L’œil Républicain avec la rigueur qu’impose le traitement de l’actualité institutionnelle et sociale. Journaliste d’investigation reconnu pour son analyse factuelle des enjeux publics, il coordonne une ligne éditoriale centrée sur l’éthique et la transparence. Son expertise garantit une information sourcée au service du débat démocratique. Sous son impulsion, le titre s’impose comme une référence majeure de la presse écrite nationale.












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