La mise en place de la Couverture Santé Universelle (CSU) franchit une nouvelle étape au Cameroun. Devant les Sénateurs réunis en séance de questions orales, le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, a dressé un état des lieux de cette réforme majeure et présenté les orientations envisagées pour lui donner un ancrage juridique durable.
Présentée comme l’un des chantiers sociaux les plus ambitieux du gouvernement en matière de santé publique, la Couverture Santé Universelle est le fruit d’un long processus de réflexion, de concertation et de préparation technique engagé depuis plusieurs années. Bien avant son lancement opérationnel en avril 2023, le projet a fait l’objet de multiples études, consultations sectorielles et travaux d’ingénierie destinés à construire un modèle adapté aux réalités économiques et sanitaires du pays.
L’objectif poursuivi par les pouvoirs publics est de permettre à un plus grand nombre de Camerounais d’accéder à des soins de qualité sans que les dépenses de santé ne constituent un obstacle majeur pour les ménages les plus modestes. Pour atteindre cette ambition, les autorités ont privilégié une approche graduelle fondée sur l’expérimentation, l’évaluation des résultats et l’amélioration continue des mécanismes mis en place.
Depuis son démarrage effectif, la CSU a ciblé en priorité les couches les plus vulnérables de la population. Cette phase pilote a permis de tester les dispositifs de prise en charge, d’identifier les contraintes opérationnelles et de mesurer l’impact réel du programme sur l’accès aux services de santé.
Trois années après les premières opérations, les indicateurs présentés par le ministère de la Santé publique témoignent d’avancées jugées encourageantes. Le dispositif est désormais fonctionnel dans plusieurs domaines d’intervention et permet à de nombreux bénéficiaires d’accéder à des prestations médicales qui demeuraient auparavant difficiles d’accès pour une partie de la population.
Toutefois, les autorités reconnaissent que des défis importants subsistent. Le financement à long terme du système, la gouvernance des mécanismes de prise en charge, l’extension progressive des bénéficiaires ainsi que la réduction des disparités territoriales figurent parmi les principaux enjeux à relever pour garantir le succès de la réforme.
C’est dans cette perspective que le gouvernement entend désormais renforcer le socle juridique de la Couverture Santé Universelle. Selon le ministre de la Santé publique, l’objectif est de doter le programme d’un cadre légal solide capable d’assurer sa stabilité institutionnelle, de clarifier les responsabilités des différents acteurs et de sécuriser sa mise en œuvre sur le long terme.
Cette évolution marque une étape importante dans la construction du système de protection sociale en matière de santé au Cameroun. En consolidant les bases juridiques de la CSU, les pouvoirs publics ambitionnent de transformer une réforme expérimentale devenue opérationnelle en un mécanisme pérenne destiné à améliorer durablement l’accès aux soins pour l’ensemble des populations.

Une plume journalistique agréable à lire qui rend compte de la manière la plus fidèle et honnête des évènements quotidiens.














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