Dans un contexte international marqué par les incertitudes géopolitiques, les tensions commerciales et la volatilité des marchés, l’économie camerounaise a démontré une capacité de résistance notable au cours de l’année 2025. C’est l’un des principaux enseignements de la quatrième édition du Rapport sur l’économie camerounaise, présentée le 25 août 2026 à Yaoundé sous la présidence du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey.
Réunis à l’hôtel Hilton, responsables administratifs, acteurs économiques, partenaires techniques et financiers ainsi que représentants du secteur privé ont pris connaissance des conclusions de ce document de référence qui dresse un état des lieux complet de la situation économique nationale et des perspectives à moyen terme.
Une croissance soutenue par les secteurs non pétroliers
Selon les données contenues dans le rapport, le Cameroun a enregistré une croissance économique réelle de 3,5 % en 2025, un niveau identique à celui observé en 2024. Cette performance intervient pourtant dans un environnement international peu favorable, marqué par le ralentissement de certaines économies, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement et les fluctuations des prix des matières premières.
L’analyse met en évidence le rôle moteur des activités non pétrolières, dont la progression est estimée à 3,8 %. Cette dynamique traduit une diversification progressive des sources de croissance et confirme l’importance croissante de secteurs tels que l’agriculture, les services, le commerce, les télécommunications ou encore certaines branches industrielles.
Parallèlement, le pays a enregistré une amélioration de la stabilité des prix. Le taux d’inflation est passé de 4,5 % en 2024 à 3,4 % en 2025, un recul qui témoigne des efforts engagés pour contenir les pressions inflationnistes et préserver le pouvoir d’achat des ménages.
Un instrument d’analyse pour orienter les politiques publiques
Au-delà des performances macroéconomiques, le rapport constitue un outil d’aide à la décision destiné aux pouvoirs publics, aux investisseurs et aux partenaires au développement. Le document examine les principaux indicateurs économiques du pays, notamment les finances publiques, l’investissement, la compétitivité de l’économie, l’emploi ainsi que les conditions de mise en œuvre des politiques publiques.
L’objectif est de fournir une lecture approfondie des évolutions économiques afin de mieux identifier les leviers de croissance et les contraintes qui freinent encore le développement du pays. Cette approche permet également d’anticiper les risques susceptibles d’affecter la trajectoire économique nationale dans les années à venir.
Transformer les analyses en actions concrètes
Lors de la présentation du rapport, le ministre Alamine Ousmane Mey a insisté sur la nécessité de faire de cet exercice analytique un véritable outil de transformation économique. Pour le membre du gouvernement, la pertinence du document ne se mesure pas uniquement à la qualité des données qu’il contient, mais surtout à la capacité des différents acteurs à traduire ses conclusions en mesures concrètes.
Cette vision s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer l’efficacité des politiques publiques en s’appuyant sur des diagnostics rigoureux et des évaluations régulières des performances économiques. Les recommandations formulées devraient ainsi contribuer à améliorer la gouvernance économique et à accélérer la mise en œuvre des réformes prioritaires.
Accélérer la transformation structurelle de l’économie
Les résultats présentés interviennent dans un contexte où le Cameroun poursuit la mise en œuvre de sa Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30). Cette feuille de route vise notamment à moderniser l’appareil productif, accroître la valeur ajoutée locale, développer les infrastructures structurantes et renforcer la compétitivité de l’économie nationale.
Le rapport souligne également l’importance de consolider les marges de manœuvre économiques afin de mieux faire face aux chocs extérieurs. La diversification de l’économie, l’amélioration du climat des affaires et l’augmentation des investissements productifs apparaissent comme des conditions essentielles pour soutenir une croissance plus forte et plus inclusive.
Un cadre de dialogue entre les acteurs du développement
Au-delà de son rôle analytique, le Rapport sur l’économie camerounaise se veut également un espace de concertation entre les administrations publiques, le secteur privé, les institutions financières et les partenaires techniques et financiers. En mettant à disposition des données actualisées et des analyses approfondies, il favorise une meilleure compréhension des enjeux économiques et facilite la coordination des actions de développement.
Dans un environnement mondial en constante mutation, les autorités camerounaises misent ainsi sur une planification plus efficace, fondée sur l’évidence statistique et l’évaluation des politiques publiques. Les performances enregistrées en 2025 illustrent la capacité de l’économie nationale à résister aux perturbations extérieures, mais rappellent également la nécessité de poursuivre les réformes pour renforcer durablement la croissance et améliorer les conditions de vie des populations.
Ainsi, malgré les défis qui subsistent, le Cameroun entend maintenir le cap de la transformation économique, avec l’ambition de bâtir une économie plus compétitive, plus diversifiée et davantage résiliente face aux incertitudes de l’environnement international.

Une plume journalistique agréable à lire qui rend compte de la manière la plus fidèle et honnête des évènements quotidiens.















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