Les autorités camerounaises et l’entreprise Razel BEC affichent leur volonté commune d’accélérer l’exécution des projets routiers en cours, malgré les contraintes financières qui ont ralenti certains chantiers ces derniers mois. Cette volonté a été réaffirmée le 26 août 2026 à Yaoundé au cours d’une séance de travail entre le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, et une délégation de haut niveau de Razel BEC conduite par son Directeur international, Alain Besson, accompagné des responsables de la filiale camerounaise de l’entreprise.
Au centre des échanges figurait principalement la situation du lot 3 de la route Mbalmayo-Sangmélima, section reliant Nkout II au carrefour de la stèle dédiée au Chef de l’État sur un linéaire de 33 kilomètres. Ce tronçon, considéré comme un maillon important du corridor reliant le Centre et le Sud du pays, connaît depuis plusieurs mois un ralentissement dans son exécution, suscitant des préoccupations quant au respect des délais de réalisation.
La rencontre a permis aux deux parties d’examiner en détail l’état d’avancement des travaux, le niveau de mobilisation de l’entreprise sur le terrain ainsi que la situation financière liée au règlement des prestations déjà exécutées. Selon les informations présentées au cours des discussions, Razel Cameroun a transmis des décomptes d’un montant global supérieur à 68 milliards de FCFA. Sur cette enveloppe, environ 53 milliards de FCFA ont déjà été réglés par l’État. Une autre tranche estimée à près de 10 milliards de FCFA se trouve actuellement dans le circuit administratif de paiement, tandis que le reliquat poursuit son processus de traitement.
Face aux préoccupations exprimées par l’entreprise, le ministre des Travaux publics a rappelé que les difficultés de trésorerie observées dans le financement de certains projets s’inscrivent dans un contexte plus global affectant plusieurs programmes d’investissement. Il a néanmoins tenu à réaffirmer l’engagement du gouvernement à honorer progressivement ses obligations financières vis-à-vis de ses partenaires et à poursuivre les efforts nécessaires pour réduire les arriérés accumulés.
Cette assurance semble avoir trouvé un écho favorable auprès de Razel BEC. Au terme des échanges, l’entreprise a annoncé sa détermination à renforcer sa présence sur le chantier du lot 3 de la route Mbalmayo-Sangmélima dans les prochains jours. Les responsables de la société ont indiqué que plusieurs opérations préparatoires avaient déjà été lancées afin de permettre une reprise plus soutenue des activités. Il s’agit notamment de l’approvisionnement du chantier en matériaux et de la mise en œuvre des premières planches d’essai, étape essentielle avant le déploiement à grande échelle des travaux de chaussée.
Pour le ministère des Travaux publics, cette relance progressive revêt une importance particulière. L’axe Mbalmayo-Sangmélima constitue en effet une infrastructure stratégique pour le désenclavement des bassins de production du Sud et l’amélioration des échanges économiques entre plusieurs localités. Son achèvement devrait contribuer à renforcer la mobilité des personnes et des biens tout en soutenant les activités économiques dans cette partie du territoire national.
Les discussions ont également porté sur un autre projet majeur conduit par Razel BEC : le pont sur le Logone. Bien que les travaux soient achevés et réceptionnés, certaines procédures administratives demeurent nécessaires avant la clôture définitive du dossier financier. La nature binationale de cette infrastructure, qui implique la coopération entre plusieurs administrations et partenaires, nécessite en effet des validations spécifiques avant le règlement des derniers décomptes.
Sur ce point, le ministre a indiqué que des démarches étaient en cours entre les différentes parties concernées afin d’aboutir à une finalisation harmonieuse du projet. L’objectif est de garantir le respect des engagements contractuels tout en assurant une clôture administrative conforme aux exigences liées à ce type d’ouvrage transfrontalier.
Au-delà de ces deux dossiers, la rencontre entre le ministère des Travaux publics et Razel BEC traduit la volonté des pouvoirs publics de maintenir le dialogue avec les entreprises en charge des grands projets d’infrastructures. Dans un contexte marqué par d’importants besoins en investissements routiers, les autorités entendent préserver la dynamique des chantiers structurants tout en recherchant des solutions adaptées aux contraintes budgétaires. La reprise annoncée des activités sur le lot 3 de la route Mbalmayo-Sangmélima apparaît ainsi comme un signal encourageant pour les populations et les usagers qui attendent l’achèvement de cette infrastructure stratégique.

Une plume journalistique agréable à lire qui rend compte de la manière la plus fidèle et honnête des évènements quotidiens.














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