À quelques semaines de la rentrée scolaire, période traditionnellement marquée par une hausse significative de la circulation sur les axes routiers du pays, le Ministère des Transports (MINT) accélère la modernisation de ses mécanismes de contrôle et de surveillance. L’objectif affiché est de mieux prévenir les accidents de la route et d’améliorer le respect des règles de circulation grâce à l’intégration d’outils technologiques innovants au sein du dispositif national de sécurité routière.
Dans cette perspective, une séance de travail réunissant les principaux acteurs impliqués dans la régulation du trafic routier s’est tenue le 25 août 2026 au Ministère des Transports. Les travaux, conduits par le Directeur des Transports Routiers, Dr Divine Mbamome Nkendong, en présence des représentants de la Délégation Générale à la Sûreté Nationale (DGSN) et du Secrétariat d’État à la Défense chargé de la Gendarmerie Nationale, ont porté sur les modalités d’exploitation de la vidéo-verbalisation et du système de radiocommunication BeSafe, deux outils appelés à jouer un rôle central dans les opérations de contrôle prévues sur l’ensemble du territoire.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des mesures prescrites par le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, qui a ordonné une intensification des opérations de sécurité routière entre le 17 août et le 30 septembre 2026. Cette période correspond à la préparation de la rentrée scolaire, un moment où les déplacements des élèves, étudiants, enseignants et transporteurs augmentent considérablement, entraînant une pression accrue sur les infrastructures routières.
Au cœur de cette stratégie figure la vidéo-verbalisation, une technologie qui permet de détecter, enregistrer et conserver les preuves des infractions commises par les usagers de la route. Contrairement aux contrôles classiques nécessitant systématiquement une interception physique des conducteurs, ce dispositif offre la possibilité d’identifier les contrevenants à distance tout en garantissant une traçabilité des faits constatés. Les données collectées peuvent ensuite être exploitées pour les procédures de sanction ou pour le suivi des comportements récurrents.
Les responsables présents à la rencontre ont toutefois tenu à préciser que ces équipements ne sont pas destinés à remplacer les Forces de Maintien de l’Ordre. Ils constituent plutôt des outils complémentaires visant à renforcer les capacités d’intervention de la police et de la gendarmerie. Grâce à la transmission rapide des informations et à la centralisation des données, les équipes sur le terrain disposent d’un meilleur appui pour localiser les infractions, identifier les véhicules concernés et intervenir de manière plus efficace.
Les résultats issus de la phase expérimentale menée avant le déploiement à grande échelle ont permis de dégager les principales infractions observées sur les routes. Les excès de vitesse arrivent en tête des manquements recensés, suivis du défaut de visite technique et de l’absence d’assurance automobile. Ces infractions figurent parmi les facteurs régulièrement associés aux accidents de circulation et constituent des priorités dans la stratégie gouvernementale de lutte contre l’insécurité routière.
Au-delà de la répression, les nouvelles technologies mises en œuvre ambitionnent également de renforcer la prévention. La surveillance en temps réel du trafic permet notamment d’anticiper certaines situations à risque, d’améliorer la gestion des flux de circulation et de faciliter l’identification des conducteurs récidivistes. Les autorités espèrent ainsi réduire le nombre d’accidents, limiter les pertes en vies humaines et améliorer le respect des obligations réglementaires par les usagers de la route.
Pour mieux appréhender le fonctionnement de ces dispositifs, les participants ont effectué une visite du Centre de contrôle du Ministère des Transports, véritable centre névralgique du système. Cette immersion a permis de découvrir les mécanismes de collecte, de traitement et d’exploitation des données issues des équipements installés sur le terrain. La délégation s’est ensuite rendue sur plusieurs sites stratégiques, notamment à Ahala et à Mbankomo, où sont implantés des radars destinés à surveiller la vitesse des véhicules et à alimenter le système de contrôle en informations.
Cette démarche illustre la volonté des pouvoirs publics de s’appuyer davantage sur les innovations technologiques pour relever les défis de la sécurité routière. Face à l’augmentation constante du parc automobile et aux comportements dangereux observés sur certaines routes, le recours aux outils numériques apparaît désormais comme un levier essentiel pour améliorer l’efficacité des contrôles et renforcer l’application de la réglementation.
À travers cette modernisation progressive de son dispositif de surveillance, le Ministère des Transports entend instaurer une culture de responsabilité et de respect des règles de circulation. En associant les nouvelles technologies à l’action des Forces de Maintien de l’Ordre, les autorités espèrent créer un environnement routier plus sûr, particulièrement durant les périodes de forte affluence, où la vigilance demeure un enjeu majeur pour la protection des usagers.

Une plume journalistique agréable à lire qui rend compte de la manière la plus fidèle et honnête des évènements quotidiens.














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