Ressources naturelles : Le Cameroun mise sur son potentiel minier pour séduire les investisseurs américains

Le secteur minier camerounais s’impose progressivement comme l’un des principaux leviers de la stratégie de diversification économique du pays. Au lendemain du premier Dialogue économique et commercial Cameroun–États-Unis, organisé le 27 août 2026 à Yaoundé, les autorités camerounaises ont poursuivi les échanges autour des perspectives offertes par les ressources minières nationales et des réformes engagées pour renforcer l’attractivité du secteur.

Cette dynamique de coopération entre Yaoundé et Washington vise à créer un environnement plus favorable aux affaires, à stimuler les investissements privés et à développer de nouveaux partenariats économiques. Parmi les domaines identifiés comme prioritaires figurent les infrastructures, le numérique, l’énergie, l’agro-industrie et surtout l’exploitation des minerais stratégiques, dont la demande mondiale connaît une croissance soutenue.

Dans cette perspective, un atelier consacré à l’évaluation de la mise en œuvre du Code minier est venu prolonger les réflexions engagées lors du dialogue bilatéral. La rencontre, tenue le 28 août 2026 au Hilton Hôtel de Yaoundé, a réuni des responsables gouvernementaux, des universitaires, des experts du secteur ainsi que des représentants diplomatiques américains.

Présidant les travaux, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique par intérim, le Pr Fuh Calistus Gentry, a souligné l’importance de poursuivre les réformes destinées à moderniser la gouvernance minière et à renforcer la confiance des investisseurs. À ses côtés figuraient notamment le ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Jacques Fame Ndongo, ainsi que plusieurs responsables de l’Université de Yaoundé II et de la représentation diplomatique américaine au Cameroun.

Placée sous le thème « Code minier du Cameroun, trois ans après : bilan et perspectives », cette rencontre a permis de dresser un état des lieux de l’application du texte adopté en décembre 2023. Les participants ont examiné les difficultés rencontrées sur le terrain, évalué les résultats obtenus et formulé des recommandations visant à améliorer davantage le cadre réglementaire qui encadre les activités minières.

Les échanges ont également mis en évidence les ambitions du Cameroun de mieux valoriser ses ressources naturelles. L’objectif est non seulement d’attirer davantage de capitaux étrangers, mais aussi de favoriser l’émergence d’une expertise nationale capable d’accompagner le développement du secteur. Les autorités entendent par ailleurs accroître les retombées économiques et sociales des projets miniers, tout en encourageant la transformation locale des ressources afin de créer davantage de valeur ajoutée sur le territoire national.

Près de trois années après l’entrée en vigueur du nouveau Code minier, plusieurs avancées sont déjà relevées. Les pouvoirs publics mettent notamment en avant le démarrage de grands projets d’exploitation ainsi que la réorganisation progressive de l’activité aurifère artisanale. Cette restructuration s’accompagne d’un renforcement des mécanismes de contrôle dans les domaines environnemental, fiscal, juridique et technique, avec pour finalité une exploitation plus responsable et mieux intégrée aux objectifs de développement du pays.

À travers ces réformes et l’ouverture croissante aux partenaires internationaux, le Cameroun cherche à positionner son industrie minière comme un moteur de croissance durable. Les conclusions de l’atelier, consignées dans un rapport général adopté à l’issue des travaux, devraient servir de base aux prochaines actions destinées à consolider la compétitivité du secteur et à renforcer son rôle dans la transformation économique nationale.

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