Douala. Mieux comprendre les mécanismes qui déterminent l’origine des marchandises afin de tirer pleinement profit des accords commerciaux en vigueur. Tel est l’objectif de l’atelier consacré aux règles d’origine qui se tient à Douala du 29 juin au 2 juillet 2026 à l’initiative du Conseil National des Chargeurs du Cameroun (CNCC S.A.).
Réunissant une cinquantaine de participants issus des administrations publiques, du secteur privé, des petites et moyennes entreprises ainsi que des milieux du commerce extérieur, cette rencontre se veut un cadre de renforcement des capacités dans un domaine devenu incontournable pour les échanges internationaux.
L’ouverture officielle des travaux a été présidée le 29 juin par le Directeur Général du CNCC S.A., Auguste Mbappe Penda. Dans son intervention, il a salué l’accompagnement de plusieurs partenaires, notamment l’Union européenne, l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD), la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) et la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), dont l’appui a contribué à la tenue de cette session de formation. Il a également exprimé sa reconnaissance à l’administration douanière camerounaise pour son implication dans l’organisation de l’événement.
Au cœur des échanges figurent les règles d’origine, un ensemble de dispositions permettant de déterminer le pays d’origine économique d’un produit. Dans le contexte de la multiplication des accords commerciaux régionaux et internationaux, leur maîtrise constitue un enjeu majeur pour les opérateurs économiques désireux d’accéder aux préférences tarifaires et aux avantages liés aux différents mécanismes d’intégration économique.
Selon Guillaume Geroud, expert de l’Organisation Mondiale des Douanes, ces règles représentent un instrument essentiel pour la fluidité des échanges et la sécurisation des transactions commerciales. Leur bonne application contribue également à renforcer la compétitivité des entreprises sur les marchés régionaux et internationaux.
Malgré leur importance, ces mécanismes restent encore insuffisamment maîtrisés par de nombreux acteurs économiques. Une situation qui réduit l’impact positif attendu des accords commerciaux, a relevé le Dr Jacob Kotcho Bongwaha, expert de la CEEAC. Pour remédier à cette faiblesse, l’atelier ambitionne non seulement de renforcer les connaissances des participants, mais aussi de constituer un noyau de formateurs capables de relayer ces compétences auprès des différents acteurs du commerce extérieur.
Encadrés par des spécialistes de l’OMD, de la CEEAC, de la CEMAC et de la Direction Générale des Douanes du Cameroun, les participants bénéficieront durant quatre jours d’enseignements techniques et d’échanges pratiques destinés à améliorer leur compréhension des exigences liées à l’origine des marchandises.
À travers cette initiative, le CNCC entend contribuer à une meilleure appropriation des instruments du commerce international et à la consolidation de la position du Cameroun dans les dynamiques d’intégration économique sous-régionale et continentale.

Une plume journalistique agréable à lire qui rend compte de la manière la plus fidèle et honnête des évènements quotidiens.
















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