Le gouvernement camerounais franchit une nouvelle étape dans sa politique de modernisation du monde rural. Le 14 septembre 2026, le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey, a conclu avec la Banque islamique de développement (BID) un accord de financement évalué à 41,92 millions d’euros, soit près de 27,4 milliards de FCFA. Cette enveloppe est destinée à la mise en œuvre du Projet de Développement Rural Intégré du Dja (PDRI-Dja), une initiative qui ambitionne de transformer durablement les conditions de production agricole et d’améliorer les revenus des populations rurales.
Cette signature intervient dans un contexte où les pouvoirs publics multiplient les actions visant à renforcer la contribution du secteur agricole à la croissance nationale. Le bassin du Dja, reconnu pour son potentiel agro-pastoral important, figure parmi les zones stratégiques retenues pour soutenir l’augmentation de la production locale et favoriser la création de richesses en milieu rural.
Le projet prévoit une approche intégrée couvrant plusieurs maillons de la chaîne de valeur agricole. Au-delà de l’amélioration des capacités de production, il entend également développer les activités de transformation et de commercialisation afin d’offrir davantage de débouchés aux producteurs. Les filières du plantain, du manioc, du maïs, de la volaille et de la pêche bénéficieront ainsi d’investissements ciblés destinés à accroître leur compétitivité et leur rendement.
L’un des enjeux majeurs du PDRI-Dja réside dans la promotion d’une agriculture plus performante et plus durable. Les financements mobilisés permettront notamment de faciliter l’accès aux équipements, aux intrants de qualité ainsi qu’aux techniques modernes de production. L’objectif est de renforcer la productivité tout en préservant les ressources naturelles et en améliorant la résilience des exploitations face aux défis économiques et climatiques.
Le projet accorde également une place centrale à la jeunesse rurale. Les jeunes porteurs d’initiatives agricoles devraient bénéficier d’un accompagnement spécifique à travers des formations, un encadrement technique renforcé et un meilleur accès aux opportunités économiques générées par le programme. Cette orientation vise à encourager l’entrepreneuriat agricole et à faire du secteur rural un véritable levier d’insertion professionnelle.
À travers ce nouveau partenariat financier avec la Banque islamique de développement, le Cameroun confirme sa volonté d’accélérer la transformation structurelle de son agriculture. Les autorités espèrent que les retombées du PDRI-Dja contribueront à améliorer les conditions de vie des populations concernées, à renforcer la sécurité alimentaire et à soutenir la dynamique de croissance inclusive portée par la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30).
Au-delà des investissements prévus, ce projet apparaît comme un instrument de développement territorial destiné à réduire les disparités entre les zones urbaines et rurales, tout en consolidant la place de l’agriculture comme moteur de création d’emplois et de prospérité économique.

Une plume journalistique agréable à lire qui rend compte de la manière la plus fidèle et honnête des évènements quotidiens.
















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