Mbankomo : le leadership d’Ebell’a Ngambi Vichy Akazi marque durablement l’administration locale

Trois années après son arrivée à la tête de l’arrondissement de Mbankomo, Ebell’a Ngambi Vichy épouse Akazi continue de laisser son empreinte sur la gestion administrative et le développement local. Première femme à occuper les fonctions de sous-préfet dans cette circonscription du département de la Mefou-et-Akono, elle s’est progressivement imposée comme une figure majeure du commandement territorial grâce à une approche fondée sur la proximité, la modernisation des pratiques administratives et la mobilisation des communautés.

Dès sa prise de fonction, l’administrateur civil avait affiché sa volonté d’insuffler une nouvelle dynamique dans la gouvernance locale. Pour mieux appréhender les réalités du terrain, elle avait entrepris une vaste tournée à travers les 66 villages de l’arrondissement. Cette démarche lui avait permis d’établir un contact direct avec les populations, les autorités traditionnelles et les différents acteurs du développement local.

Au cours de ces rencontres, la représentante de l’État avait insisté sur la nécessité d’adapter le fonctionnement des chefferies aux exigences de l’administration moderne. Elle avait notamment appelé les chefs traditionnels à renforcer leurs capacités de gestion, à améliorer la circulation de l’information au sein des communautés et à s’approprier davantage les principes du commandement territorial. Une orientation qui a contribué à transformer progressivement les méthodes de travail de plusieurs autorités coutumières de l’arrondissement.

Une modernisation du commandement traditionnel

Parmi les chantiers les plus visibles engagés au cours de son mandat figure la réorganisation de la collaboration entre l’administration et les chefferies traditionnelles. Sous son impulsion, les chefs de premier et de troisième degré ont renforcé leur concertation à travers une structure associative destinée à mieux coordonner leurs actions et à favoriser une prise en charge collective des défis locaux.

Cette dynamique a permis de consolider le dialogue entre les différentes composantes de la société et d’améliorer l’efficacité de certaines initiatives communautaires. Même si des résistances subsistent encore dans quelques localités, de nombreux observateurs estiment que l’administration locale a gagné en cohérence et en proximité avec les populations.

Une implication accrue dans la vie sociale et citoyenne

L’action de la sous-préfète ne s’est pas limitée aux questions administratives. Elle a également accordé une attention particulière à l’organisation des grandes célébrations nationales et communautaires. Les festivités du 11 février, du 8 mars ou encore du 20 mai ont progressivement pris une nouvelle dimension grâce à une meilleure coordination des acteurs locaux et à une plus forte implication des populations.

Cette démarche a contribué à renforcer le sentiment d’appartenance communautaire et à promouvoir une participation plus active des jeunes, des femmes, des autorités traditionnelles et des associations aux activités de la localité.

Au fil des années, ces rendez-vous sont devenus des espaces privilégiés de cohésion sociale, permettant aux différentes composantes de l’arrondissement de se retrouver autour des valeurs de citoyenneté, de solidarité et de développement.

Le défi sensible de la gestion foncière

L’un des dossiers les plus complexes auxquels l’autorité administrative a été confrontée concerne la problématique foncière. Dans un arrondissement en pleine expansion démographique et urbaine, les conflits liés aux terres constituent depuis plusieurs années une source récurrente de tensions.

Face à cette situation, l’administration a multiplié les actions de sensibilisation et de régulation afin d’encadrer les transactions foncières et de prévenir les litiges. Cette vigilance a permis de réduire certaines dérives souvent dénoncées par les populations, notamment les ventes contestées de parcelles et les conflits familiaux liés à la propriété des terres.

Si les défis demeurent importants, plusieurs acteurs locaux reconnaissent que des efforts significatifs ont été consentis pour restaurer davantage de transparence et de responsabilité dans ce secteur particulièrement sensible.

Une gouvernance de proximité saluée

Au-delà des résultats enregistrés sur le terrain, c’est également son style de management qui est régulièrement mis en avant. Favorable au dialogue et à la cohésion au sein de ses équipes, Ebell’a Ngambi Vichy Akazi a développé une méthode de travail fondée sur l’écoute, la concertation et la valorisation des ressources humaines.

Cette approche lui a permis de tisser des relations de confiance avec les différents acteurs institutionnels et communautaires de l’arrondissement. Pour de nombreux habitants, son passage à Mbankomo restera associé à une période marquée par une administration plus accessible, plus présente sur le terrain et davantage impliquée dans la recherche de solutions aux préoccupations des populations.

Alors que son bilan continue d’alimenter les discussions au sein de la localité, beaucoup considèrent déjà que la première femme sous-préfète de Mbankomo a durablement marqué l’histoire administrative de cet arrondissement. Une reconnaissance qui témoigne de l’impact de son action et de la place particulière qu’elle occupe désormais dans la mémoire collective de la commune.

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