Le Cameroun entend consolider les acquis enregistrés ces dernières années en matière de sûreté de l’aviation civile. C’est dans cette optique que s’est tenue, le 21 août 2026 à l’École de Formation de la Cameroon Civil Aviation Authority (CCAA) à Nsimalen, la première session annuelle du Comité national de sûreté de l’aviation civile. Les travaux étaient présidés par le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, en sa qualité de président de cette instance stratégique chargée de coordonner les actions de prévention et de sécurisation du transport aérien.
Autour de la table se trouvaient les représentants des différentes administrations et structures impliquées dans la chaîne de sûreté aéroportuaire. Parmi eux figurait notamment la Directrice générale de la CCAA, Paule Assoumou Koki, dont l’institution assure le secrétariat technique du comité. Cette rencontre a permis aux acteurs du secteur de dresser un état des lieux du dispositif national et d’évaluer les performances enregistrées au cours des derniers mois.
La session intervient dans un contexte particulier marqué par une forte activité sur les plateformes aéroportuaires du pays. Plusieurs événements de grande envergure ont récemment entraîné une augmentation significative du trafic aérien, du nombre de passagers ainsi que des mouvements de hautes personnalités. Cette intensification des opérations a nécessité une mobilisation accrue des services chargés de la sûreté, de la sécurité et de la gestion des flux dans les aéroports camerounais.
Au cours des échanges, les membres du comité ont examiné la situation générale de la sûreté dans les différentes infrastructures aéroportuaires du pays. Les évaluations présentées ont mis en évidence un niveau de vigilance satisfaisant et une bonne coordination entre les différentes administrations impliquées. Les responsables ont relevé qu’aucun incident majeur susceptible de compromettre la sûreté de l’aviation civile n’a été enregistré durant la période sous revue, un indicateur jugé encourageant au regard du volume d’activités observé.
Les travaux ont également permis d’aborder les mécanismes de gestion des situations exceptionnelles. À cet effet, un projet de décret relatif à l’organisation et au fonctionnement du système national de gestion des crises de sûreté de l’aviation civile a été présenté aux participants. Ce texte vise à renforcer les capacités de réaction des autorités compétentes en cas de menace ou d’incident majeur affectant les infrastructures aéroportuaires, les aéronefs ou les usagers du transport aérien.
Les participants sont également revenus sur les initiatives récemment mises en œuvre pour améliorer la préparation des acteurs du secteur. L’exercice de gestion de crise organisé à Garoua ainsi que les multiples sessions de formation conduites par la CCAA ont été salués comme des actions contribuant au renforcement des compétences techniques et opérationnelles des personnels engagés dans la chaîne de sûreté.
Une attention particulière a par ailleurs été accordée aux retombées du Projet de Développement du Secteur des Transports (PDST), dont les investissements ont permis de moderniser plusieurs infrastructures et équipements. Les membres du comité ont souligné l’impact positif de ce programme sur la qualité des services et sur l’amélioration des conditions d’exploitation des plateformes aéroportuaires. Ils ont exprimé le souhait de voir une nouvelle phase du projet prendre forme afin de poursuivre les efforts de modernisation engagés.
À l’issue des travaux, le ministre des Transports a exhorté l’ensemble des acteurs à maintenir un haut niveau d’engagement dans l’exécution de leurs missions. Il a insisté sur la nécessité de préserver les standards de sûreté atteints grâce à une coopération renforcée entre les différentes administrations, une vigilance permanente et une réactivité accrue face aux nouvelles menaces susceptibles d’affecter le secteur aérien.
Cette exigence s’inscrit dans la perspective des prochaines évaluations internationales auxquelles le Cameroun sera soumis. Le pays se prépare en effet à accueillir un audit de sécurité dans les mois à venir, une échéance importante pour mesurer la conformité de son dispositif aux normes et recommandations internationales. Les autorités espèrent ainsi confirmer les performances déjà enregistrées et renforcer davantage la crédibilité du système aéronautique national sur la scène internationale.
À travers cette première session de l’année 2026, le Comité national de sûreté de l’aviation civile a réaffirmé sa volonté de faire de la prévention, de l’anticipation et de la coordination les piliers d’un transport aérien sûr, fiable et conforme aux standards internationaux, au bénéfice des passagers, des compagnies aériennes et de l’ensemble des acteurs du secteur.

Une plume journalistique agréable à lire qui rend compte de la manière la plus fidèle et honnête des évènements quotidiens.














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