Réformes du secteur électrique : l’ARSEL valide ses comptes et se projette sur les nouveaux défis

Réunis le 30 juin 2026 à Kribi dans le cadre de leur 66ᵉ session ordinaire, les membres du Conseil d’administration de l’Agence de Régulation du Secteur de l’Électricité (ARSEL) ont passé en revue les principaux dossiers relatifs à la gestion de l’institution et à l’évolution du secteur électrique camerounais. Au-delà de l’examen des comptes de l’Agence, les travaux ont permis d’aborder plusieurs chantiers stratégiques destinés à améliorer la qualité du service public de l’électricité et à renforcer la protection des consommateurs.

Des comptes approuvés par les administrateurs

L’un des points majeurs inscrits à l’ordre du jour concernait l’examen des documents financiers et administratifs de l’Agence. Après analyse des différents rapports soumis à leur appréciation, les administrateurs ont validé les comptes de l’institution et adopté les principaux documents de gestion.

Cette étape traduit la volonté de l’ARSEL de consolider les principes de transparence et de bonne gouvernance qui encadrent son action. Elle permet également d’évaluer les performances enregistrées dans l’accomplissement des missions de régulation du secteur électrique.

Un secteur en pleine mutation

Les échanges se sont déroulés dans un contexte marqué par d’importantes réformes engagées par les pouvoirs publics afin d’améliorer l’organisation et l’efficacité du secteur de l’électricité. Les administrateurs se sont notamment penchés sur les implications de la création de la , considérée comme une étape majeure dans la restructuration de la chaîne de valeur électrique au Cameroun.

Cette nouvelle dynamique vise à renforcer la coordination entre les différents intervenants du secteur, à améliorer les performances techniques des réseaux et à offrir un service plus fiable aux usagers.

Les consommateurs au cœur des préoccupations

Le Conseil d’administration a également pris connaissance des conclusions d’une enquête nationale de satisfaction réalisée en collaboration avec l’. Cette étude a permis de recueillir les perceptions des consommateurs sur la qualité du service électrique et d’identifier les principales attentes des ménages et des entreprises.

Les résultats de cette enquête constituent un outil d’aide à la décision pour les acteurs du secteur. Ils devraient permettre d’orienter davantage les politiques publiques et les actions de régulation vers les préoccupations réelles des consommateurs.

Intensifier la lutte contre la fraude

Autre sujet abordé au cours de la session : la fraude dans le secteur de l’électricité. Face à un phénomène qui continue de générer d’importantes pertes financières et techniques, l’ARSEL a présenté les mesures mises en œuvre pour renforcer les contrôles et promouvoir une utilisation plus responsable de l’énergie électrique.

Les administrateurs ont souligné l’importance de poursuivre les campagnes de sensibilisation et les actions de surveillance afin de préserver l’équilibre économique du secteur et de garantir une meilleure équité entre les abonnés.

Une régulation au service des réformes

À l’issue des travaux, le Conseil d’administration a salué les efforts déployés par la Direction générale dans l’exercice de ses missions. Les administrateurs ont réaffirmé leur engagement à accompagner les réformes gouvernementales destinées à moderniser le secteur et à améliorer durablement la qualité du service public de l’électricité.

À travers les résolutions adoptées à Kribi, l’ARSEL confirme sa volonté de jouer pleinement son rôle de régulateur, en veillant à l’équilibre entre les exigences de performance des opérateurs, les objectifs de développement du secteur et la protection des intérêts des consommateurs. Dans un contexte de forte demande énergétique, l’Agence entend ainsi contribuer à l’émergence d’un système électrique plus performant, plus transparent et davantage tourné vers les attentes des usagers.

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