Maroua : le gouvernement réaffirme son soutien aux victimes des violence du terrorisme de Boko-Haram

Dans un contexte marqué par la recrudescence des attaques attribuées à Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord, le ministre de la Santé publique, , a effectué jeudi une visite à l’Hôpital Régional Annexe de Mokolo. Un déplacement destiné à évaluer la prise en charge des blessés et à témoigner de la solidarité de l’État envers les populations affectées par l’insécurité.

Au sein de la structure hospitalière, le membre du gouvernement est allé à la rencontre des patients admis à la suite des récentes incursions terroristes dans le département du Mayo-Tsanaga. Cette descente sur le terrain lui a permis de s’enquérir de leurs conditions de traitement, tout en échangeant avec les familles et le personnel médical mobilisé au quotidien pour leur apporter assistance.

Plusieurs cas illustrent la violence des attaques enregistrées ces derniers mois dans cette partie du pays. Parmi les patients visités figure une septuagénaire blessée par balle lors d’une attaque survenue à Koza. Après une intervention chirurgicale, son état de santé s’est nettement amélioré. D’autres victimes, souffrant notamment de fractures graves ou de traumatismes liés aux assauts armés, poursuivent leur traitement sous surveillance médicale.

Les responsables de l’établissement ont présenté au ministre les efforts déployés pour assurer une prise en charge adaptée malgré la pression croissante exercée sur les services hospitaliers. Selon les données communiquées, le nombre de victimes admises depuis le début de l’année 2026 atteint déjà celui enregistré sur l’ensemble de l’année précédente, témoignant d’une dégradation de la situation sécuritaire dans certaines localités frontalières.

Au cours de sa visite, le ministre a rappelé que les personnes touchées par ces actes de violence bénéficient d’une prise en charge médicale gratuite, conformément aux mesures arrêtées par les pouvoirs publics en faveur des populations victimes du terrorisme. Cette assistance couvre aussi bien les soins d’urgence que les interventions spécialisées nécessaires à leur rétablissement.

Au-delà de l’aspect sanitaire, cette mission a également été l’occasion de réaffirmer la présence de l’État auprès des communautés confrontées à l’insécurité. Alors que de nombreuses familles continuent de subir les conséquences des attaques armées, les autorités entendent maintenir les dispositifs d’assistance et renforcer l’accompagnement des structures de santé en première ligne.

Par cette visite à Mokolo, le gouvernement a voulu adresser un message de soutien aux victimes et rappeler que la réponse aux défis sécuritaires passe également par une prise en charge humaine et efficace des populations affectées.

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